lundi 21 juin 2021

Nouvelles du 3ème trimestre 2021

Bonjour,

Il semble bien que votre été sera dur alors que notre hiver brésilien sera doux.

Malgré la Pandémie, nous avons beaucoup de demandes pour entrer à Crianças do Mundo, des petits (7– 8 ans surtout), mais à cause de la Pandémie, nous devons  refuser l’entrée de beaucoup d’enfants !  Non seulement la réputation de Crianças do Mundo est excellente mais on leur assure aussi la nourriture, le renfort scolaire et les soins médicaux. Et tout cela est capital à cette époque-ci ! Énormément de demandes de colis alimentaires aussi. Nous allons essayer d’en obtenir à l’entreprise « VALE », là où notre Ramon travaille comme Ingénieur. La Vale a promis de faire don  de 1 million de colis alimentaires pour tout le Brésil. Et ce sont des gens de parole ! Mais il y a aussi 210 millions d’habitants !

Nous avons appris la catastrophe causée  par une tornade à Beauraing. Par le JT de la RTBF, nous en avons vu les images ! Les pauvres gens ! Cela fait vraiment mal de voir cela. Mais au Brésil, ce genre de catastrophe se  passe assez régulièrement ! Ce qui ne console pas, bien sûr !

Ne laissez pas tomber nos enfants, s’il vous plait, ils en valent vraiment la peine et vous devriez les voir changer à chaque jour passé à Crianças do Mundo ! Ils sont heureux !

Que tout cela ne vous empêche pas de passer d’excellentes vacances ! Je crois que tous les méritent après l’enfer passé depuis début 2020 !

BON SOLEIL À VOUS TOUS

MAIS PAS TROP !

             Evelyne et Michel

              van der Meersch



Solidarité

Depuis mars 2020, début de la pandémie au Brésil, toutes nos activités à Crianças do Mundo ont été mises au ralenti. Du 20 mars jusqu’à la fin de l’année 2020, nous n’avons plus pu accueillir nos enfants. En ce début d’année 2021, le 21 janvier exactement, nous avons enfin eu le grand bonheur de pouvoir à nouveau ouvrir nos portes  à nos enfants,  qui  n’attendaient  que ça depuis  près d’un an. Le 1er avril jusque fin avril, nous avons à nouveau été obligés d’interrompre notre accueil, mais depuis la fin du mois d’avril, nos activités ont pu reprendre et cette fois, nous espérons que ce sera définitif, bien que la pandémie soit loin d’être finie. Les activités avec les enfants se déroulent remarquablement bien, dans une excellente ambiance. Nous sentons que cette année 2020 sans pouvoir les accueillir a terriblement marqué nos enfants et ils ont ressenti un grand manque de leurs amis et de tout ce qu’ils reçoivent à Crianças do Mundo. 


Comme énormément de gens de par le monde, je n’ai plus pu exercer ma profession à cause de cette pandémie. Mon travail à Crianças do Mundo, en tant qu’assistante sociale, consiste d’une part à visiter les familles de nos enfants. Cela permet de faire le lien entre elles et notre équipe, et ainsi mieux comprendre les conditions de vie de nos enfants et ce qu’ils vivent au quotidien, leurs difficultés et leurs besoins. Nous pouvons ainsi intervenir de différentes façons, afin de leur apporter notre aide. D’autre part, je me rends à chaque bimestre dans les différentes écoles publiques fréquentées par nos enfants, afin d’y rencontrer tous leurs professeurs et institutrices. C’est important de connaître leur comportement et leur participation à l’école, afin de pouvoir les aider dans leurs difficultés d’apprentissage.

La pandémie a mis fin, provisoirement du moins, à ce travail d’accompagnement. Les écoles publiques ont dû fermer leurs portes en mars 2020 et beaucoup d’entre elles n’ont pas encore réouvert depuis. Cela fait donc un an et demi que beaucoup d’enfants ne vont plus à l’école. Une étude récente montre qu’au Brésil, cette longue interruption dans l’enseignement public a provoqué un retard   d’apprentissage qui demandera 10 ans pour être récupéré . Terrible constatation, mais hélas réelle. Les écoles étant fermées, je ne peux donc plus faire l’accompagnement scolaire de nos enfants. Quant aux visites aux familles, ce ne serait pas prudent de les réaliser vu les risques dûs au Covid. Michel étant malade, son imunité est bien faible et je risquerais d’attraper ce terrible virus et de le lui passer, ce qui  lui serait fatal. Bref, malgré ma frustration de ne pas pouvoir exercer ma profession que j’aime, je ronge mon frein attendant une amélioration de la situation. Le travail à Crianças do Mundo ne manque jamais, et  j’ai heureusement de quoi m’occuper. Mais j’attends avec impatience le temps où je pourrai reprendre mes visites des familles et des écoles.

Au cours de ce mois d’avril, j’ai cependant fait une exception et je suis allée rendre visite à une famille, à deux en vérité. J’ai bien entendu pris toutes les précautions de sécurité nécessaires. C´était un cas un peu spécial qui demandait une visite rapide. Lorsque nous avons ouvert nos portes fin janvier de cette année, nous avons accepté l’inscription de quelques petits nouveaux. Un jour de février, deux mamans arrivent ensemble à Crianças do Mundo, chacune avec leur petit garçon de 8 ans, Nicolas et Miguel, dans l’espoir de voir leur enfant entrer chez nous. La maman de Nicolas, Erika, est enceinte. Les deux mamans sont amies depuis de longues années. Michel reçoit les deux enfants pour l’entrevue d’inscription, l’un après l’autre, et vu la situation familiale, il décide de les accueillir dès le lendemain. Certains commentaires des mamans nous font comprendre que les choses sont bien difficiles pour ces deux familles.

Nicolas et Miguel entrent donc à Crianças do Mundo vers la mi-février de cette année 2021. Très vite, ils s’intègrent dans le groupe et ils ne posent pas de problèmes à notre équipe. Contrairement à beaucoup d’enfants que nous accueillons, agités et parfois bien difficiles, à qui il faut enseigner la base de l’éducation, Nicolas et Miguel sont des enfants gentils et bien élevés. Ils sont aussi bien participatifs aux activités sportives et autres, et sont réceptifs à l’étude. Malgré tout, nous sentons que les choses à la maison ne sont pas faciles. Et nous apprenons par les enfants qu’ils vivent maintenant ensemble dans la même maison. La maman de Miguel, Leila, entre en contact avec nous, demandant si nous ne pourrions pas l’aider avec un colis alimentaire, car elle n’a plus gand chose à la maison, et elle doit aider aussi Nicolas et sa maman Erika. Je lui propose d’aller lui rendre visite en apportant le colis alimentaire et elle accepte avec reconnaissance. Je me rends donc chez elle afin de savoir ce qui se passe exactement dans la famille.

En arrivant, je rencontre les deux mamans, Leila et Erika. Nous nous asseyons pour bavarder un peu. Nous parlons de choses et d’autres, afin d’instaler un climat de confiance et peu à peu, Leila commence à m’expliquer la situation. Elle vit seule avec son fils Miguel, le père ayant abandonné la famille. Il n’aide en rien et prend rarement contact avec son fils. Quant à Erika, elle vit la même situation que Leila. Son mari vivait encore avec eux il y a quelques mois, mais maintenant qu’Erika est enceinte de son deuxième enfant, il est parti de la maison. Suite à la pandémie et aux difficultés économiques qui en ont découlé, Leila et Erika ont toutes deux perdu leur travail. Leila vendait des assurances-maladie et Erika travaillait dans un petit restaurant qui a fermé ses portes. 

Malgré ses propres difficultés, voyant la situation d’Erika se dégrader, en plus d’être sur le point d’accoucher,  Leila propose à Erika de venir vivre chez elle avec son petit garçon Nicolas. Son grand coeur a parlé plus fort que ses problèmes personnels, et elle n’hésite pas à accueillir son amie. Mais ne sachant pas trop comment vivre les jours à venir, elle fait appel à nous pour l’aider à pouvoir nourrir sa famille et celle d’Erika. Elle n’a heureusement pas de loyer à payer, vivant dans la maison de sa grand-mère qui l’a élevée et qui lui a laissé la maison à son décès. C’est une petite maison toute simple, mais décente. Depuis qu’elle a perdu son travail, Leila prépare chez elle quotidiennement des repas qu’elle vend pour gagner un peu d’argent, et ça lui permet de payer ses factures d’eau et d’électricité. Pour le reste, elle n’a guère de revenus et doit se débrouiller pour l’alimentation. Comprenant mieux la situation de ces deux petites familles, il me semble évident que nous devrons être présents pour les aider. Surtout que dans environ un mois, un petit garçon va venir compléter la famille d’Erika et que celui-ci demandera tous les soins nécessaires à un bébé. Nous avons d’ailleurs déjà commencé autour de nous une campagne pour récolter des langes et tout l’indispensable pour élever un bébé. Nous serons là

également pour qu’il ne leur manque rien pour ce nouveau petit être venu au monde pendant une période si difficile.

Ce geste d’accueil de Leila envers Erika nous a beaucoup touchés. Cette terrible pandémie mondiale a amené énormément de souffrances, sanitaires, sociales, économiques, humaines tout simplement. Et il faudra probablement des années pour que les pays et leurs populations surmontent les difficultés amenées par ce virus. Mais la pandémie a aussi provoqué une énorme solidarité de par le monde.

Au Brésil, la pandémie a fait retomber dans la misère profonde des milliers de familles. Autour de 12 millions de familles ont faim, tous les jours, et n’ont plus de quoi fournir le nécessaire minimum à leurs enfants. Nous voyons quotidiennement des reportages poignants, montrant des familles ne mangeant plus qu’une fois par jour, quand elles y parviennent; des mères laissant leur part de nourriture à leurs enfants pour que ceux-ci ne souffrent pas de la faim; des centaines de familles mises dehors de chez elles parce qu’elles ne parviennent plus à payer leur loyer et se retrouvant dans la rue avec femmes et enfants, dormant sous des ponts, des plastiques ou des toiles. Nous nous sentons tellement impuissants devant de tels drames. Heureusement, d’autres reportages montrent des mouvements de solidarité et de générosité incroyables et touchants. Et ce sont souvent les plus démunis qui se mobilisent pour aider ceux qui sont encore plus pauvres qu’eux. Distributions de repas, de colis alimentaires, de lait, de vêtements ... tout ceci réalisé par des bénévoles qui se dévouent sans compter, souvent après leur journée de travail, pour permettre à tous ces gens de survivre  un jour de plus. 

Cette solidarité réchauffe le coeur et permet de continuer à croire en l’être humain, capable du pire, mais heureusement aussi du meilleur. C’est dans les moments les plus douloureux vécus par l’humanité que naissent les gestes de générosité, de gentillesse, d’amitié, de fraternité et de solidarité. Une solidarité qui aide les personnes en souffrance à se remettre debout et à trouver la force et le courage de continuer à lutter. Une solidarité démontrée par Leila envers Erika et son petit garçon, qui leur redonne espoir en une vie meilleure. L’espoir pour Nicolas que son petit frère naîtra dans un monde plus humain. Nous

pouvons, nous aussi, être des instruments de solidarité et d’espérance. Ne perdons pas l’opportunité!

Evelyne


Le cercle de l'amour

 Un homme aperçut une dame d’un certain âge à côté de sa voiture sur l’accotement de la route, et il se rendit compte qu’elle avait besoin d’aide. Il arrêta sa voiture et s’approcha d’elle. 

Sa voiture sentait encore la peinture, tellement elle était neuve. Malgré le sourire qu’il montrait sur son visage, la dame se sentit préoccupée. Personne ne s’était arrêté pour l’aider pendant toute cette heure d’attente. Allait-il lui causer des ennuis? Il ne semblait pas sûr de lui, il paraissait pauvre et affamé. Il se rendit compte qu’elle avait très peur et lui dit : “Je suis ici pour vous aider, madame. Pourquoi n’attendez-vous pas dans votre voiture, où il fait bien chaud? A propos, mon nom est João Afonso”.

Bien, tout ce qu’elle avait, c’était un pneu crevé, mais pour elle, c’était un gros problème. João Afonso se baissa, plaça le cric et éleva la voiture. Bien vite, il changea le pneu. Mais il se sâlit un peu et se blessa à une des mains. Pendant qu’il serrait les boulons de la roue, la dame ouvrit la fenêtre et commença à bavarder avec lui. Elle lui raconta qu’elle venait de la capitale et était seulement de passage par là, et qu’elle ne savait pas comment le remercier pour son aide précieuse.

João Afonso sourit simplement en se relevant. Elle lui demanda combien elle lui devait. N’importe quelle somme serait bien peu pour elle. Elle avait déjà imaginé toutes les choses terribles qui auraient pu lui arriver s’il ne l’avait pas aidée.

João Afonso ne pensait pas à l’argent. Ce service n’était pas un travail pour lui. Il aimait rendre service lorsque quelqu’un avait besoin d’aide et Dieu l’avait déjà suffisamment aidé. Ceci était sa façon de vivre et il ne penserait jamais à agir de manière différente. Il lui répondit : “Si vraiment vous souhaitez me payer, la prochaine fois que vous rencontrez quelqu’un qui a besoin d’aide, donnez à cette personne cette aide nécessaire. Et il rajouta : “...et pensez à moi”.

Il attendit qu’elle démarre et s’en aille et ensuite il partit également. Ç’avait été un jour froid et déprimant, mais il se sentait bien.

Quelques kilomètres plus loin, la dame rencontra un petit restaurant. Elle entra pour manger quelque chose. Le restaurant était sale. Tout lui paraissait étrange.

La serveuse vint jusqu’à elle et lui apporta un essui propre, afin qu’elle puisse se frotter et se sécher les cheveux mouillés. Elle fit à la dame un doux sourire, un sourire que même les pieds douloureux par une journée entière de travail ne put effacer. La dame remarqua que la serveuse était enceinte, de presque huit mois dit-elle, mais elle ne laissa pas la tension et les douleurs changer son attitude. La dame fut curieuse de savoir comment quelqu’un qui avait si peu, pouvait traiter si bien une étrangère. Alors, elle se souvint de João Afonso.

Après avoir terminé son repas, pendant que la serveuse allait chercher la monnaie pour le billet de cent reais, la dame se retira. Elle était déjà partie quand la serveuse revint. La serveuse essaya de savoir où était partie la dame, lorsqu’elle remarqua quelque chose à la serviette, en-dessous de laquelle il y avait encore quatre billets de cent reais. Il y avait des larmes dans ses yeux lorsqu’elle lut ce que la dame avait écrit. Elle disait : “Vous ne me devez rien, j’ai déjà suffisamment. Quelqu’un m’a aidée un jour, et à mon tour, je vous aide. Si vous souhaitez vraiment me rembourser, ne laissez pas se terminer ce cercle de l’amour avec vous”.

Bien, il y avait des tables à nettoyer, des sucriers à remplir, et des personnes à servir.

Cette nuit-là, lorsqu’elle rentra à la maison et se coucha, elle repensa à l’argent et à ce que la dame lui avait écrit. Comment cette dame pouvait-elle savoir combien elle et son mari avaient besoin de cela? Avec le bébé qui allait naître le mois prochain, les choses étaient difficiles. Elle se tourna vers son mari préoccupé qui se reposait à ses côtés, l’embrassa et lui murmura : “Tout ira bien; je t’aime João Afonso”.


L'homme qui n'aimait pas le froid

Nous sommes le 17 juin 2021. Dans quelques jours, ce sera l’hiver au Brésil. Rien à voir bien sûr avec l’hiver en Belgique, mais pour les gens d’ici, il fait froid. Ces derniers jours, la température la nuit tombe à 14-15°. Lorsque nos enfants se lèvent, entre 5h30 et 6h, pour prendre notre bus et arriver chez nous à 7h, cette température les glace et ils ont besoin d’un bon pull. Hier, Wagner, 11 ans, un de nos enfants du matin, est arrivé avec un petit pull tout fin et plein de trous, vraiment lamentable; il grelottait de froid. Nous avons heureusement toujours des vêtements en réserve pour des cas d’urgence, et celui-ci en était un. Michel est allé lui donner un beau pull, un blouson en fait, bien chaud et tout neuf. Et il a été très touché par la réaction de Wagner. Le pauvre gosse a regardé Michel avec de grands yeux étonnés, et il lui a demandé à plusieurs reprises : “C’est pour moi, c’est vrai, je peux le garder?!” Michel est revenu bouleversé, et m’a raconté ce qui s’était passé. Comme c’était le dernier pull en réserve, je suis allée en racheter quelques-uns, car sans doute que d’autres enfants en auraient besoin également.

Cette terrible pandémie a provoqué beaucoup de misère, mais elle est aussi l’excuse pour des augmentations de prix considérables d’absolument tout : alimentation, vêtements, médicaments, loyers, électricité, eau, gaz de cuisine, essence ... bref, la population est touchée doublement et c’est absolument scandaleux! La crise économique a laissé sur la paille des millions de gens qui ont tout perdu, inclus leur emploi et leur habitation bien souvent, et pour empirer leur situation, tout a terriblement augmenté. Je m’en suis rendue compte à nouveau en allant acheter ces pulls pour nos enfants. Je suis entrée dans plusieurs commerces, dits populaires, du centre-ville à la recherche de pulls à des prix abordables. L’année dernière, j’en avais trouvé autour de 35 reais. Hier, je ne suis pas parvenue à en trouver sous les 75 reais! Comment une famille de 4 ou 5 enfants pourrait-elle acheter ne fut-ce qu’un  pull  pour chacun de ses enfants à des prix pareils? C’est déjà difficile pour elle de nourrir ses enfants. Alors nous n’avons pas d’autres solutions sinon de les leur offrir. C’est pour tout ça que nous avons besoin de votre aide à tous, nos amis de Belgique. Pour éduquer les enfants, les soigner quand ils en ont besoin, leur apporter l’amour et la tendresse qui leur manque souvent, mais aussi pour les nourrir et les vêtir. Les ressources doivent suivre et c’est pourquoi nous comptons sur vous tous. Aidez-nous à permettre à nos enfants de ne pas avoir faim ni froid!           

Evelyne


En bref

  •  Ce Jeudi Saint nous avons reçu , comme l’année passée, 150 Oeufs de Pâques en chocolat de 80 gr chacun de la chocolaterie CACAU SHOW ! Gratuitement bien sûr pour nos enfants. Ils sont formidables, ces gens-là ! Les enfants étaient ravis, évidemment !
  • À partir du 1er avril , (et ce n’était vraiment pas une blague !), reconfinement général dans notre Etat de Minas Gerais. Les commerces obligés de fermer, les écoles, les églises et tout le reste ! 
  • Résultat, écoles fermées, Crianças do Mundo fermée et retour aux cahiers d’exercices hebdomadaires, et demandes folles de secours alimentaires qu’il nous faut honorer parce que ce sont NOS enfants et leurs familles. Et nous savons bien qu’ils n’exagèrent pas !
  • Déjà 180 colis alimentaires offerts aux familles de nos enfants à ce jour, depuis notre petit bulletin de Pâques ! La misère augmente terriblement depuis le Covid19 et la mauvaise gestion des « autorités ». L’économie dégringole, les vaccins manquent, les petites gens perdent leur emploi, isolement non respecté, hôpitaux bourrés, personnes mourant dans les files d’attente, sans oxygène etc...etc...C’est affolant ! Et pas d’écoles !
  • Nous avons fêté, avec seulement le personnel adulte, le 25 avril, les 34 ans de vie de Crianças do Mundo. Sans enfants puisqu’ils étaient confinés !! Mais ils auront leur petite fête aussi, à leur retour !
  • Car ils ont enfin pu revenir à Crianças do Mundo, fous de joie, le mardi 27 avril. Ils ont eu droit aussi à leur petite fête pour l’anniversaire de Crianças do Mundo ! Quelle ambiance !
  • En ce 19 juin 2021, le Brésil a atteint les 500.000 morts par le Covid 19 ! Et les chiffres journaliers ne baissent pas ! Loin de là ! Un cauchemar !
  • Il y a 3 ans, la Gendarmerie de notre état de Minas nous a demandé de pouvoir utiliser notre terrain de foot tous les mercredi après-midi. Cela,en effet, fait partie de leur entraînement physique obligatoire. Il n’y avait aucune raison de le leur refuser et, depuis lors, ils ne ratent pas un entraînement, sauf lorsqu’ils ont des descentes de police à faire, bien sûr ! Cette année, ils sont venus apporter 50 colis alimentaires pour les familles de nos enfants ! Chouette, non ? Nous sommes devenus amis et quand on a besoin d’eux, un petit coup de fil au Colonel suffit !
  • Deux des guides de ma vie : Robert Lamoureux avec « L’Eloge de la Fatigue » et Kipling  avec «IF » !


Deux petits gavroches bien sympathiques

Ils m’ont appelé par WhatsApp ! Ils ont dit que leur maman avait perdu son emploi et qu’elle seule s’occupait d’eux ! C’est le plus jeune qui a parlé et m’a raconté qu’ils n’avaient plus rien à manger, même pas un bout de pain ! On ne pouvait pas les laisser comme ça ! Les deux frères, Miguel et Davi, sont à Crianças do Mundo ! Il nous restait deux colis alimentaires. J’ai tout de suite contacté un de nos chauffeurs, Sidney, pour qu’il charge les deux colis dans notre Van et les porte aux enfants. Il connait leur adresse par coeur car il y est déjà allé 3 fois ! Il connait leur barraque et sait dans quoi ils vivent ! Il sait aussi comme moi qu’ils ne mentent jamais et que s’ils disent qu’ils n’ont plus rien, c’est qu’ils n’ont plus rien ! Et Crianças do Mundo était en confinemnt total !

Sidney a mis  moins de 15 minutes pour arriver et les enfants étaient là pour l’attendre. La maman n’était pas là car elle ramassait de vieux cartons pour les revendre ensuite et avoir quelques sous.

Les deux colis ont été vit débarqués. J’avais aussi rajouté une petite enveloppe avec un peu d’argent pour donner à leur maman pour qu’elle puisse acheter aussi quelques légumes de temps en temps et, qui sait, un morceau de viande ! On avait encore rajouté quelques litres de lait et quelques fruits de notre Crianças do Mundo : des avocats et des cacaos qu’ils ADORENT !

Ils n’avaient réellement plus rien !  Quelle surprise pour leur maman !


Elles ne savait rien de leur démarche !

Ils Ils étaient fous de joies ! Ils sautaient l’un sur l’autre, l’aîné sur le dos du plus jeune !

Quelques minutes après le départ de Sidney, ils m’ont envoyé un message me remerciant avec tellement d’amour que c’en était vraiment émouvant ! 

Ils y ont joint une photo d’eux deux, pas de très bonne qualité ; mais leur téléphone est très vieux et abîmé, m’ont-il dit . C’est la voisine qui a pris la photo ! Encore une photo du bonheur ! Peu importe l’environnenent !

En effet, la photo n’est pas un chef d’oeuvre, mais si vous regardez bien, à la loupe, peut-être, vous pourrez voir dans quoi ils vivent !

Sur le sol, de la terre, et aux murs....

Mais ils sont tous les deux adorables et sans complexes, de vrai petits gavroches !

Ils s’adorent et sont fous de Crianças do Mundo ! Toujours de bonne humeur !

Ils sont misérables mais ils arrivent à être vraiment heureux ! Avec un petit coup de main, pourtant ! 


                                                      Michel


La 3e division de Crianças do Mundo, le “Centro de Convivência”

La  3e division de Crianças do Mundo, le “Centro de Convivência”, situé en ville, a été rénové par notre propre personnel pendant l’ absence des enfants due à la pandémie. Tout le monde s’y est mis : les peintures exterieures, intérieures, le dessin de petits personnages sur les murs... On a découvert de vrais artistes parmi eux !


Il n’y a que la plaque qui a été refaite par des professionnels, mais ... gratuitement. Elle est arrivée un peu plus tard !

A leur retour, les enfants (surtout des filles) ont été ravis de tous ces changements.

NOS ENFANTS ONT TELLEMENT BESOIN QU’ON LES AIDE.