dimanche 27 septembre 2026

Nouvelles du 4ème trimestre 2026

Bonjour,

Vous venez de traverser une période bien éprouvante en Belgique, comme dans toute l’Europe : un été caniculaire qui n’en finissait pas. Des drames humains, des incendies catastrophiques, des fleuves et rivières sans eau, de nombreux décès ... Et dire qu’il y a encore des gens pour nier l’évidence du réchauffement climatique ! Il faut espérer que tous ces terribles événements vont ouvrir les yeux des grands de ce monde, principaux responsables de ce changement.

Ici au Brésil, le climat fut un sujet de préoccupation également. Un hiver beaucoup trop doux dans notre région, alors que le sud du pays subissait des cyclones à répétition, amenant son lot de destructions.

Ici à Crianças do Mundo, ce fut le début du second semestre scolaire, après deux semaines de vacances d’hiver dans les écoles mais pas chez nous. Toute notre équipe a été bien présente pendant ces 15 jours et nous avons offert aux enfants le plus d’activités ludiques possibles pour qu’ils soient heureux et détendus lors de la reprise des écoles début août.

Le Brésil se prépare aux élections présidentielles et législatives, ainsi que pour les gouverneurs d’états. Une grande inconnue en ce qui concerne le futur président de cet immense pays continental, la bipolarité dominant hélas actuellement au Brésil : l’extrême droite avec un des fils Bolsonaro, ou l’extrême gauche avec Lula. Ces élections auront lieu le 4 octobre pour le premier tour, et le 25 octobre pour le second. Tous les élus entreront en fonction début janvier 2027. Les défis sont immenses au Brésil, les problèmes et difficultés innombrables. Croisons les doigts pour que les élus se préoccupent davantage de leur population, et moins de leurs intérêts personnels. On peut rêver ...    

                                                                     Evelyne



Des cas désespérés

Nous sommes le 18 août. En rentrant de la ville, je croise à notre grille d’entrée une femme qui sort de chez nous. En l’observant rapidement en passant, je vois une femme d’une maigreur effrayante, la peau et les os ! Je m’arrête au bureau en arrivant pour m’informer sur cette pauvre femme. Léia me dit qu’elle s’appelle Raquel et qu’elle est venue demander une place pour mettre sa petite fille de 9 ans, Luiza.

Lorsque Léia me dit les deux noms, un souvenir me revient en tête. Lors des inscriptions de janvier, une maman qui s’appelait Raquel, avait demandé de pouvoir venir inscrire sa petite fille Luiza, mais lors des deux rendez-vous que nous lui avions fixés, elle ne s’était pas présentée. J’avais donc donné la place à une autre petite fille.

Après avoir vu Raquel à la grille, je me dis que je ne peux pas les laisser comme ça, elle et sa petite fille. Léia qui l’a reçue au bureau me dit qu’elle a souffert énormément dans les mains d’un mari très violent, qui la battait sans cesse devant la petite Luiza. Sur l’insistance de sa soeur, craignant qu’un jour il ne la tue, Raquel a fini par le dénoncer et il lui est maintenant interdit de s’approcher à moins de 300m d’elle. 

Raquel n’a aucun revenu, à part l’allocation familiale, et certains jours, elle n’a rien à donner à manger à sa petite. Celle-ci mange heureusement un peu à l’école. Pas étonnant que Raquel soit aussi maigre. Elle a 45 ans, mais la pauvre en paraît 60.

Je décide donc d’accueillir Luiza et je préviens Raquel qu’elle peut me l’amener pour l’inscription le lendemain à 14h, la petite allant à l’école le matin. Elles se présentent toutes les deux le lendemain, mais bien plus tôt que prévu. Lorsque je descends du centre d’activités à 12h45, après avoir été dire au revoir aux enfants du matin qui partaient à l’école, je vois en passant devant le bureau la tête d’une petite fille à la fenêtre. Luiza était déjà là avec sa maman depuis midi et demi ! Je m’arrête donc au bureau et je décide de faire l’inscription de Luiza tout de suite. Je n’allais pas les laisser attendre jusque 14h. Raquel me dit que Luiza était tellement anxieuse et qu’elle avait si peur d’arriver en retard, qu’elles sont venues beaucoup trop tôt !


 Je reçois donc Luiza et je bavarde avec elle, lui posant plusieurs questions auxquelles elle répond sans problème. Mais quand je lui pose, volontairement, une question sur son père, elle baisse la tête et ne répond pas. Je n’insiste bien sûr pas. Luiza a manifestement de gros problèmes d’apprentissage, sans doute à cause de tout ce qu’elle a vécu de traumatisant chez elle. Elle a 9 ans et est en quatrième primaire, mais elle a beaucoup de mal à écrire son nom. Nous avons heureusement une très bonne professeur en alphabétisation. Luiza est anxieuse et un peu agitée, et elle parle beaucoup. Elle a manifestement très envie d’entrer chez nous. A l’école, elle est dans la même classe que deux de nos filles, et elle entend donc beaucoup parler de Crianças do Mundo. Elle me demande si elle va pouvoir entrer chez nous, et ajoute qu’elle en meurt d’envie. En principe, nous n’accueillons pas de nouveaux enfants en cette période de l’année, mais je vais faire une exception pour Luiza. Non seulement elle en a très envie, mais en plus elle en a vraiment besoin et chez nous, elle va pouvoir évoluer à tous niveaux. Quand je lui dis, en la regardant droit dans les yeux, qu’elle peut entrer chez nous  dès  le  lendemain, elle  saute  de  joie,  fait  le  tour  de  mon  bureau  et  vient m’embrasser en me serrant très fort, disant merci, merci, merci ! Qu’est-ce que ça me touche de voir le bonheur et la joie de cette petite ! Ça fait un bien fou !

Je retourne au bureau central où la maman de Luiza l’attend en bavardant avec Léia. Lorsque je lui annonce que sa petite fille sera accueillie chez nous dès le lendemain, les larmes lui viennent aux yeux et elle me remercie en serrant très fort mes mains dans les siennes. Voilà notre raison d’être, donner un peu de bonheur à ceux qui en ont vraiment besoin, et leur apporter toute l’aide possible pour les sortir de leurs conditions misérables et les soulager d’un quotidien pénible.



Luiza entre donc chez nous le jeudi 20 août. Elle est très bien accueillie par nos autres petites filles, surtout qu’elle en connaît déjà plusieurs qui sont dans la même école qu’elle. Luiza n’est pas du tout timide et s’intègre tout de suite parmi les autres. Elle est impatiente de recevoir ses uniformes et elle insiste tellement que je l’emmène avec moi après le dîner pour les lui donner. Pendant qu’elle essaye ses uniformes, elle bavarde sans arrêt et me pose beaucoup de questions sur Crianças do Mundo. Elle me redit combien elle est heureuse d’y être accueillie et qu’elle sent qu’elle va bien s’y plaire ! 

Cela fait maintenant un mois et demi que Luiza est parmi nous. C’est une petite fille agitée, mais obéissante et gentille avec tout le monde. Elle est très affectueuse et à chaque fois qu’elle me rencontre, ce qui est fréquent puisque les filles sont dans la maison où je vis, elle vient m’embrasser et me remercie encore parfois de l’avoir accueillie chez nous. Elle semble vraiment heureuse, est toujours souriante et participe avec enthousiasme à toutes les activités proposées. Elle a effectivement de gros problèmes d’apprentissage, mais notre équipe va l’aider à les surmonter. L’essentiel est de voir le bonheur de Luiza et son sourire rayonnant. Nous allons l’aider à oublier toutes les scènes horribles auxquelles elle a assisté, et nous allons aider sa maman à pouvoir prendre bien soin d’elle-même et de sa petite fille. Nous lui fournirons déjà un colis alimentaire chaque mois ; au moins, elles pourront manger à leur faim. Et quand sa maman sera plus forte, elle pourra travailler pour encore améliorer leur situation. Ce sera un vrai bonheur pour nous aussi de voir Raquel et Luiza heureuses. Nous sommes sur le bon chemin !


Deux semaines formidables


Dans notre dernière petite revue du 1er juillet, je vous ai expliqué les nouvelles lois auxquelles nous étions obligés de nous soumettre depuis quelques années. Entre autres le fait de ne plus pouvoir donner à Crianças do Mundo les deux semaines de vacances d’hiver fin juillet, pendant que les écoles ferment leurs portes.




Afin de rendre ces deux semaines les plus agréables possibles pour les enfants, toute notre équipe avait préparé de nombreuses activités ludiques très variées. Et ces quinze jours furent absolument formidables pour tous, grands et petits.

Afin de donner aux enfants l’opportunité de faire d’autres choses aussi, leur présence pendant ces deux semaines n’était pas obligatoire. Souvent, les enfants profitent de ces vacances pour aller passer quelques jours chez leur père si celui-ci est séparé de leur mère, et qu’ils ne le voient pas souvent ; ou pour quitter un peu leur bidonville et aller passer quelques jours chez une grand-mère à la campagne. Ne venaient donc que les enfants qui le souhaitaient et n’avaient rien d’autre de prévu. Et ce fut finalement une très bonne chose pour tous. Nous avons accueilli la moitié des enfants pendant ces vacances et les activités se sont déroulées à merveille. Car lors des vacances ou de congés scolaires, nous accueillons tous les enfants ensemble, entre 10h et 17h. Alors il est certes plus facile de réaliser les activités avec une cinquantaine d’enfants plutôt qu’avec 110. Et les enfants qui venaient le souhaitaient vraiment et participaient donc avec enthousiasme.

Ces deux semaines se sont déroulées dans une très chouette ambiance, sans aucune dispute ni bagarre, dans un esprit sportif et fraternel. Et toute l’équipe s’est donnée à fond pour faire de ces 15 jours une vraie réussite. Au bout de ces deux semaines, tous les enfants étaient vraiment heureux d’être venus. A tel point que le retour vers l’école, avec à nouveau l’horaire normal chez nous comprenant aussi l’étude ne les enthousiasmait guère. Mais tout a une fin !...    Ils savent qu’il y aura d’autres horaires spéciaux, avec à nouveau des journées supers de joie et de détente.


Rénovation du projet Taekwondo

Comme je vous l’ai expliqué dans une précédente revue, lorsque nous introduisons une demande spécifique pour un projet soutenu par le FIA, Fonds de l’Enfance et de l’Adolescence, nous avons droit de demander l’année suivante une prolongation d’un an de ce projet, si nous estimons qu’il est valable et bénéfique pour les enfants. C’est ce que nous avons fait lors du projet « Exerçant le cerveau », et c’est ce que nous venons de faire cette année pour le projet du Taekwondo.

Notre demande de rénovation a été acceptée. Le 7 juillet, je me suis rendue avec notre assistant social Vanderci, à la Préfecture pour la signature de ce projet rénové. Il y avait une cérémonie avec un ou deux membres de chaque association bénéficiant d’une aide du FIA. Le Taekwondo a repris le 3 août, en ce début de second semestre. C’est reparti pour un an !


Noël Solidaire 2026

 Chers amis de Crianças do Mundo,

Une petite fille de neuf ans qui arrive une heure et demie trop tôt à son rendez-vous pour être sûre d’être à temps, et qui saute de joie quand Evelyne lui dit qu'elle peut entrer dès le lendemain : l'histoire de Luiza dit tout ce qu'il y a à dire sur l'utilité de ce projet. Crianças do Mundo ne reçoit toujours aucun subside. Ils comptent sur nous, et oui, cela vaut vraiment la peine de continuer.

La fin d'année nous en offre trois occasions, sans rien changer à nos habitudes : 

  • Vous cherchez des cadeaux de Noël ? Pourquoi ne pas aller aux ventes solidaires de Vie d'Enfant en novembre ? https://www.kinderleven-viedenfant.be
  • Vous ne savez pas où trouver un bon sapin de Noël ? Vous pouvez le commander avec du massepain et du vin chez Noël Pour Tous: https://noelpourtous.be !
  • Envie d’une chouette soirée au théâtre ? La troupe « Les Fissurés » vous propose sa nouvelle pièce, et reverse l'intégralité de ses bénéfices à Crianças do Mundo ! https://lesfissures.be

Trois rendez-vous que nous fixent tous ces nombreux bénévoles engagés qui, chaque année, préparent, portent, et donnent de leur temps pour soutenir entre autres Crianças do Mundo — qu'ils en soient chaleureusement remerciés.

Alors, allons-y, et parlons-en autour de nous : le bouche-à-oreille reste notre meilleur allié. Vous trouverez tous les détails en visitant les sites web ci-dessous.

Nous vous souhaitons à tous un bel automne, et avec un peu d’avance, déjà de belles fêtes de fin d'année !



lundi 27 juillet 2026

Nouvelles du 3ème trimestre 2026

 Bonjour,

Vous voilà à la veille des grandes vacances d’été, pendant que nous sommes ici en hiver. Mais un hiver bien doux comparé au vôtre en Belgique. Le plus difficile est la sécheresse qui accompagne cet hiver. Plus de pluies pendant de longs mois, c’est parfois bien pénible et la nature souffre aussi, avec son lot d’incendies et de destructions.

Vous passez pour le moment par des périodes de canicule insupportables. J’espère pour vous que cela ne se répétera pas trop pendant l´été et que vous pourrez  profiter au maximum de vos vacances bien méritées.

Ce second trimestre 2026 s’est bien déroulé et nos enfants continuent à bien évoluer, même si certains donnent pas mal de travail. Heureusement, notre excellente équipe a toujours la situation bien en mains.

Danc cette petite revue, je vais vous expliquer les modifications auxquelles nous avons dû nous adapter, sans en avoir vraiment le choix. Chaque année apporte sa part de changements, les derniers temps davantage encore. Nous apprenons donc à y faire face et à gérer le mieux possible.

Il me reste à vous souhaiter à tous de merveilleuses vacances d’été. Prenez le repos nécessaire et mérité après une année sans doute bien fatigante, et rechargez vos batteries ! Et puis aussi : UN IMMENSE MERCI à vous tous, nos donateurs de tous les horizons ! Votre générosité, votre fidélité sans failles et votre confiance nous touchent beaucoup et nous aident à continuer notre travail auprès des enfants. Vous êtes essentiels pour nous et je tiens à ce que vous le sachiez. Merci, au nom de tous ici !


                                                                                                                      Evelyne



S'adapter, encore et toujours!

Au cours des 39 ans d’existence de Crianças do Mundo, beaucoup de choses se sont passées. Un internat au départ pendant 25 ans, avec 24 garçons à partir de 7 ans ; une maison d’accueil au centre-ville pendant 32 ans, avec une quarentaine de garçons et filles entre 7 et 15 ans ; des ateliers de formation professionnelle pendant 4 ans où étaient formés 150 jeunes chaque année; une « Maison du Partage » tenue par nos soeurs de la Providence pendant 25 ans... Au fil du temps, nous nous sommes adaptés à de nouvelles circonstances, à de nouvelles situations qui demandaient des changements.

Pendant 35 ans, Crianças do Mundo a fonctionné selon ses propres règles et ses propres décisions. Michel et moi ayant créé ce projet de façon privée, nous n’avions de compte à rendre à personne ici. Au début, lorsque nous accueillions les enfants en internat, nous signalions au Juge des enfants l’accueil de tout nouveau garçon, fournissant ses données. Jusqu’au jour où le Juge nous a dit que ce n’était plus nécessaire, qu’il connaissait le sérieux de notre travail et qu’il nous faisait confiance.

Nous avons donc développé notre projet petit à petit, construisant l’infrastructure, créant les différentes divisions au fil des ans et tout a merveilleusement bien fonctionné. Les pouvoirs publics ne nous aidaient pas, mais nous laissaient tranquilles.

Depuis 3-4 ans maintenant, les choses ont malheureusement changé. De nouvelles lois exigent plus de contrôles au niveau des institutions, ce qui est une bonne chose en soi, des disfonctionnements et même des mauvais traitements ayant fait la une des journaux quelques fois. Mais le problème est que tout le monde doit y être soumis, même celles qui travaillent sérieusement. Même nous qui sommes tout à fait privés sans aucune aide ni subsides des pouvoirs publics.  

La responsabilité de ces contrôles revient au Secrétariat d’Action Sociale des préfectures (mairies) locales. Ces dernières années, nous avons donc reçu des visites non annoncées de membres de ce S.A.S., parfois même de la propre secrétaire. Et nous devons être à disposition pour les recevoir quelle que soit l’heure à laquelle elles arrivent, ce qui est parfois très perturbant au niveau des activités avec les enfants. Au début, j’avoue que ça me dérangeait profondément. Michel m’avait fait promettre de ne jamais laisser la préfecture intervenir chez nous, ce que j’avais promis. Mais là, je n’avais hélas plus le choix, et j’ai été obligée de rompre ma promesse.

Nous sommes maintenant obligés de nous soumettre aux contrôles et aux exigences du S.A.S. de la préfecture. Ils ont d’abord été bien clairs sur le fait que nous ne sommes pas une école, sinon nous dépenderions du Secrétariat d’Education. Nous ne pouvons donc plus suivre le calendrier scolaire. Nous ne pouvons pas fermer, même pendant les vacances. Et nous ne pouvons plus appeler les membres de notre équipe pédagogique « professeurs », elles sont maintenant « éducateurs ou éducatrices sociales ».

Les deux semaines de vacances d’hiver, la deuxième quinzaine de juillet, lorsque Michel rentrait d’ailleurs toujours en Belgique, profitant de l’absence des enfants, ne peuvent désormais plus être des vacances chez nous, nous devons continuer notre travail quotidien avec les enfants qui sont eux en vacances scolaires. 

Et normalement, nous ne pourrions plus donner de vacances en janvier non plus, lors des grandes vacances d’été. Nous devrions donner leurs vacances aux professeurs dans le courant de l’année, à tour de rôle !  Cela montre qu’ils n’ont aucune notion de notre travail auprès des enfants. Chaque membre de notre équipe est important, et nous ne pouvons pas nous permettre de nous passer de deux ou trois personnes à tour de rôle pendant l’année. Sur ce point, j’ai été très claire auprès de la secrétaire lors de sa dernière visite en novembre dernier. Je ne cèderai pas en ce qui concerne les vacances de janvier. Tout notre personnel a besoin de prendre ses vacances et de se reposer,  et ce n’est possible que lorsque les enfants sont eux aussi en vacances au niveau des écoles. 

Pour répondre à l’argument que nous ne pouvons pas fermer Crianças do Mundo, je lui ai répondu qu’en 39 ans, nous n’avons JAMAIS fermé nos portes, même pendant les vacances. Et que si un enfant se présente pendant ces vacances parce qu’il a besoin d’aide, je serai là pour l’accueillir puisque j’habite sur place. Il y aura toujours quelqu’un pour recevoir un enfant dans le besoin. 

Une autre exigence de leur part à laquelle nous sommes obligés de nous soumettre : l’inclusion d’un certain nombre d’enfants « atypiques » comme ils sont appelés ici. Ce sont les enfants souffrant d’un trouble psychologique comme l’autisme, le TDAH, le TOD... Là aussi, ce ne fut pas évident pour nous, car notre équipe n’était pas préparée à s’occuper de ce genre d’enfants, même si elle est très compétente. Il a donc aussi fallu nous mettre à jour à ce niveau-là, suivant des conférences sur le sujet, recevant des personnes chez nous pour nous en parler et nous y aider. Au début, ce fut difficile, mais nous nous sommes adaptés, une fois de plus. J’aurai l’occasion de vous en reparler.

Pour pouvoir fonctionner et continuer notre travail avec les enfants, nous devons actuellement recevoir le CEBAS : Certificat d’Entité de Bienfaisance et d’Assistance Sociale. Ce certificat nous est concédé seulement si nous répondons à toutes les exigences du Secrétariat d’Action Sociale. Nous devons donc respecter le mieux possible ces exigences, au risque de devoir fermer nos portes. Voilà, je trouvais important de vous mettre au courant de tous ces changements  qui ne sont pas toujours faciles à accepter, mais qui sont notre nouvelle réalité. Alors nous nous adaptons, toujours et toujours.