lundi 27 juillet 2026

Nouvelles du 3ème trimestre 2026

 Bonjour,

Vous voilà à la veille des grandes vacances d’été, pendant que nous sommes ici en hiver. Mais un hiver bien doux comparé au vôtre en Belgique. Le plus difficile est la sécheresse qui accompagne cet hiver. Plus de pluies pendant de longs mois, c’est parfois bien pénible et la nature souffre aussi, avec son lot d’incendies et de destructions.

Vous passez pour le moment par des périodes de canicule insupportables. J’espère pour vous que cela ne se répétera pas trop pendant l´été et que vous pourrez  profiter au maximum de vos vacances bien méritées.

Ce second trimestre 2026 s’est bien déroulé et nos enfants continuent à bien évoluer, même si certains donnent pas mal de travail. Heureusement, notre excellente équipe a toujours la situation bien en mains.

Danc cette petite revue, je vais vous expliquer les modifications auxquelles nous avons dû nous adapter, sans en avoir vraiment le choix. Chaque année apporte sa part de changements, les derniers temps davantage encore. Nous apprenons donc à y faire face et à gérer le mieux possible.

Il me reste à vous souhaiter à tous de merveilleuses vacances d’été. Prenez le repos nécessaire et mérité après une année sans doute bien fatigante, et rechargez vos batteries ! Et puis aussi : UN IMMENSE MERCI à vous tous, nos donateurs de tous les horizons ! Votre générosité, votre fidélité sans failles et votre confiance nous touchent beaucoup et nous aident à continuer notre travail auprès des enfants. Vous êtes essentiels pour nous et je tiens à ce que vous le sachiez. Merci, au nom de tous ici !


                                                                                                                      Evelyne



S'adapter, encore et toujours!

Au cours des 39 ans d’existence de Crianças do Mundo, beaucoup de choses se sont passées. Un internat au départ pendant 25 ans, avec 24 garçons à partir de 7 ans ; une maison d’accueil au centre-ville pendant 32 ans, avec une quarentaine de garçons et filles entre 7 et 15 ans ; des ateliers de formation professionnelle pendant 4 ans où étaient formés 150 jeunes chaque année; une « Maison du Partage » tenue par nos soeurs de la Providence pendant 25 ans... Au fil du temps, nous nous sommes adaptés à de nouvelles circonstances, à de nouvelles situations qui demandaient des changements.

Pendant 35 ans, Crianças do Mundo a fonctionné selon ses propres règles et ses propres décisions. Michel et moi ayant créé ce projet de façon privée, nous n’avions de compte à rendre à personne ici. Au début, lorsque nous accueillions les enfants en internat, nous signalions au Juge des enfants l’accueil de tout nouveau garçon, fournissant ses données. Jusqu’au jour où le Juge nous a dit que ce n’était plus nécessaire, qu’il connaissait le sérieux de notre travail et qu’il nous faisait confiance.

Nous avons donc développé notre projet petit à petit, construisant l’infrastructure, créant les différentes divisions au fil des ans et tout a merveilleusement bien fonctionné. Les pouvoirs publics ne nous aidaient pas, mais nous laissaient tranquilles.

Depuis 3-4 ans maintenant, les choses ont malheureusement changé. De nouvelles lois exigent plus de contrôles au niveau des institutions, ce qui est une bonne chose en soi, des disfonctionnements et même des mauvais traitements ayant fait la une des journaux quelques fois. Mais le problème est que tout le monde doit y être soumis, même celles qui travaillent sérieusement. Même nous qui sommes tout à fait privés sans aucune aide ni subsides des pouvoirs publics.  

La responsabilité de ces contrôles revient au Secrétariat d’Action Sociale des préfectures (mairies) locales. Ces dernières années, nous avons donc reçu des visites non annoncées de membres de ce S.A.S., parfois même de la propre secrétaire. Et nous devons être à disposition pour les recevoir quelle que soit l’heure à laquelle elles arrivent, ce qui est parfois très perturbant au niveau des activités avec les enfants. Au début, j’avoue que ça me dérangeait profondément. Michel m’avait fait promettre de ne jamais laisser la préfecture intervenir chez nous, ce que j’avais promis. Mais là, je n’avais hélas plus le choix, et j’ai été obligée de rompre ma promesse.

Nous sommes maintenant obligés de nous soumettre aux contrôles et aux exigences du S.A.S. de la préfecture. Ils ont d’abord été bien clairs sur le fait que nous ne sommes pas une école, sinon nous dépenderions du Secrétariat d’Education. Nous ne pouvons donc plus suivre le calendrier scolaire. Nous ne pouvons pas fermer, même pendant les vacances. Et nous ne pouvons plus appeler les membres de notre équipe pédagogique « professeurs », elles sont maintenant « éducateurs ou éducatrices sociales ».

Les deux semaines de vacances d’hiver, la deuxième quinzaine de juillet, lorsque Michel rentrait d’ailleurs toujours en Belgique, profitant de l’absence des enfants, ne peuvent désormais plus être des vacances chez nous, nous devons continuer notre travail quotidien avec les enfants qui sont eux en vacances scolaires. 

Et normalement, nous ne pourrions plus donner de vacances en janvier non plus, lors des grandes vacances d’été. Nous devrions donner leurs vacances aux professeurs dans le courant de l’année, à tour de rôle !  Cela montre qu’ils n’ont aucune notion de notre travail auprès des enfants. Chaque membre de notre équipe est important, et nous ne pouvons pas nous permettre de nous passer de deux ou trois personnes à tour de rôle pendant l’année. Sur ce point, j’ai été très claire auprès de la secrétaire lors de sa dernière visite en novembre dernier. Je ne cèderai pas en ce qui concerne les vacances de janvier. Tout notre personnel a besoin de prendre ses vacances et de se reposer,  et ce n’est possible que lorsque les enfants sont eux aussi en vacances au niveau des écoles. 

Pour répondre à l’argument que nous ne pouvons pas fermer Crianças do Mundo, je lui ai répondu qu’en 39 ans, nous n’avons JAMAIS fermé nos portes, même pendant les vacances. Et que si un enfant se présente pendant ces vacances parce qu’il a besoin d’aide, je serai là pour l’accueillir puisque j’habite sur place. Il y aura toujours quelqu’un pour recevoir un enfant dans le besoin. 

Une autre exigence de leur part à laquelle nous sommes obligés de nous soumettre : l’inclusion d’un certain nombre d’enfants « atypiques » comme ils sont appelés ici. Ce sont les enfants souffrant d’un trouble psychologique comme l’autisme, le TDAH, le TOD... Là aussi, ce ne fut pas évident pour nous, car notre équipe n’était pas préparée à s’occuper de ce genre d’enfants, même si elle est très compétente. Il a donc aussi fallu nous mettre à jour à ce niveau-là, suivant des conférences sur le sujet, recevant des personnes chez nous pour nous en parler et nous y aider. Au début, ce fut difficile, mais nous nous sommes adaptés, une fois de plus. J’aurai l’occasion de vous en reparler.

Pour pouvoir fonctionner et continuer notre travail avec les enfants, nous devons actuellement recevoir le CEBAS : Certificat d’Entité de Bienfaisance et d’Assistance Sociale. Ce certificat nous est concédé seulement si nous répondons à toutes les exigences du Secrétariat d’Action Sociale. Nous devons donc respecter le mieux possible ces exigences, au risque de devoir fermer nos portes. Voilà, je trouvais important de vous mettre au courant de tous ces changements  qui ne sont pas toujours faciles à accepter, mais qui sont notre nouvelle réalité. Alors nous nous adaptons, toujours et toujours.



Une équipe encore améliorée

Devant les changements opérés à Crianças do Mundo suite aux nouvelles exigences, j’ai compris que nous devions investir encore davantage dans le domaine pédagogique. Malgré les efforts et la bonne volonté de nos « professeurs », je me rendais compte que ce n’était pas évident de travailler avec un certain nombre d’enfants atypiques. Nous en avons une bonne vingtaine cette année. Tous avec un rapport médical d’un psychiâtre attestant de leur trouble et des médicaments qu’ils doivent prendre. Alors il me semblait important de renforcer notre équipe, malgré les coûts supplémentaires que cela engendrait. Nous sommes là avant tout pour aider les enfants, quels qu’ils soient.

En juin de l’an dernier, nous avons engagé une jeune femme, Priscila, formée en kynésithérapie, en éducation physique, en éducation infantile spécialisée et en psychomotricité.







En mars de cette année, nous avons engagé Michelle, la trentaine également, formée en pédagogie et psychopédagogie, spécialisée dans le travail et l’alphabétisation des enfants atypiques.



Une de nos anciennes professeurs, qui s’occupait de nos petites filles, nous ayant quittés fin de l’année dernière, prenant sa retraite bien méritée, nous l’avons aussi remplacée en février de cette année par une jeune femme, Natália, formée en éducation physique, mais apte à aider aussi nos filles à l’étude.

Non seulement ces nouvelles « recrues » seront très utiles et importantes dans notre équipe vu leur formation spécialisée, surtout Priscila et Michelle, mais elles représentent aussi du sang neuf dans notre équipe dont la plupart des membres sont avec nous depuis plus de 20 ou 30 ans.

Priscila travaille essentiellement la psychomotricité avec nos enfants atypiques et nous sentons déjà chez eux les effets positifs de ce traitement individuel spécialisé.

Michelle assume l’alphabétisation des enfants atypiques, par groupes de 2 ou 3 maximum. Il n’y a qu’un mois qu’elle a commencé, mais nous sentons déjà une évolution chez les enfants. Ils sont plus calmes et acceptent petit à petit les activités qu’elle leur propose.

Quant à Natália, elle assume maintenant les activités sportives avec les filles. Nos garçons ont toujours fait beaucoup de sports, mais les filles faisaient plus des jeux que vraiment du sport. Nos autres professeurs chez les filles ne sont pas formées pour le sport. Maintenant que nous avons Natália, professeur d’éducation physique, elle peut assumer pleinement son travail avec nos filles qui sont heureuses comme tout de ce changement. Nous avons modifié les horaires de travail  chez les filles, afin que Natália puisse exercer pleinement ses activités sportives avec elles.









Une belle commémoration

 Le 25 avril 2026, ce fut l’anniversaire de 39 ans d’existence de Crianças do Mundo ! Comme les années ont passé ! Ce 25 avril tombant un samedi, nous avons fêté cet anniversaire le vendredi 24, avec tous nos enfants et toute notre équipe. Ce fut une superbe journée ! Chants par les filles, petits poêmes par les garçons, gâteau et jus de fruits ... tout le monde a été ravi , grands et petits. Tout s’est passé dans une ambiance joyeuse et très animée.


L’équipe pense déjà à l’anniversaire de l’année prochaine : 40 ans ! A cette occasion très spéciale, la commémoration sera encore plus grande et satisfaisante. A suivre !


jeudi 25 décembre 2025

Nouvelles du 4eme trimestre 2025

 Bonjour,

L’année 2025 se termine déjà et vous avez sans doute la même impression que moi : nous ne l’avons pas vue passer... Les mois se sont succédés à une vitesse incroyable, à tel point que ça en devient presqu’effrayant, car ça ne nous rajeunit pas !

Le bilan de cette année à Crianças do Mundo est plutôt positif dans l’ensemble malgré les problèmes et obstacles quotidiens. De plus en plus d’enfants ayant des troubles assez sérieux rendent notre travail difficile, et nous affrontons de vrais défis journaliers.

Notre équipe y fait face en s’informant régulièrement, afin d’améliorer sa compétence et ses connaissances. De nombreux exposés sur l’autisme et autres troubles sont à disposition sur les réseaux sociaux et nous invitons régulièrement des spécialistes à Crianças do Mundo afin qu’ils nous parlent de leurs expériences et nous aident à mieux comprendre et à mieux aider ces enfants. J’en reparlerai à l’occasion.

J’espère que vous tous êtes satisfaits également de votre année écoulée, malgré les soucis et les peines qui ne manquent hélas jamais.

Merci à tous du fond du coeur pour votre soutien généreux et fidèle !


UNE MERVEILLEUSE FÊTE DE NOËL  et une

ANNÉE 2026 REMPLIE DE BONHEUR ET DE SANTÉ POUR TOUS !





Une formidable semaine !

Comme chaque année, le 12 octobre a été le Jour de l’Enfant au Brésil. C’est un jour férié aussi, car c’est le jour de « Nossa Senhora de Aparecida do Norte », Notre-Dame de l’Apparition du Nord, Vierge noire patronne du Brésil. Beaucoup de pélerins se rendent à cette occasion à Aparecida do Norte, dans l’état de São Paulo.


Vous savez déjà maintenant que ce « Jour de l’Enfant » a été transformé dans les écoles publiques en une « quinzaine de l’enfant ». La semaine qui a précédé le 12 octobre, un dimanche cette année, a été une semaine de fête. Les enfants allaient à l’école, mais ne faisaient rien d’autre que la fête. Et la semaine qui a suivi le 12 octobre, les écoles ont fermé leurs portes. Comme nous ne voulons pas suivre ce rythme des écoles et laisser nos enfants livrés à eux-mêmes pendant 15 jours, nous avons travaillé normalement la semaine précédant le 12 octobre. Et la semaine où les écoles ont fermé, nous avons accueilli tous nos enfants ensemble de 10h à 17h. Et là, ce fut la fête !

Toute notre équipe pédagogique a préparé une série de jeux et d’activités ludiques et éducatives pour que nos enfants passent une chouette semaine. Nous avons divisé les enfants en 4 équipes de couleurs différentes et ils ont fait un tournoi. Mais bien entendu, peu importait qui gagnait ou qui perdait, tous ont reçu des petits cadeaux. Même si c’est important pour eux de gagner, nous leur enseignons que l’essentiel est de participer !

Cette semaine fut vraiment formidable pour tous, enfants et adultes, l’ambiance fut très chouette et les enfants ont été super heureux ! Leurs sourires parlaient d’eux-mêmes ! Cette année, nous avons même loué un petit train qui a fait un tour dans la ville avec eux. Vous auriez dû voir leurs visages quand ils ont vu le petit train arriver à Crianças do Mundo pour venir les chercher !... Ils ne s’y attendaient pas du tout, ce fut une surprise. Et ça a valu vraiment la peine quand on a vu leur joie ! Les professeurs ont bien entendu accompagné les enfants dans ce petit train, et moi aussi ! Qu’est-ce que ce fut chouette ! J’ai fait des petites vidéos et aussi un tas de photos qui resteront de merveilleux souvenirs. 

Nous avions dit aux enfants qu’il y aurait une surprise le mercredi. Tous les jours précédents, ils ont essayé de nous tirer les vers du nez ! Tous les trucs étaient bons pour parvenir à leur fin et nous faire parler. Mais nous avons tenu bon et ça a valu la peine !

Pour la location du petit train, pour la jeune fille venue faire la barbe-à-papa pour les enfants, pour les petits cadeaux remis à la fin du tournoi à tous les enfants, gagnants ou perdants, ainsi que pour les boîtes de chocolats Bis qui ont été offertes à tous le dernier jour de cette formidable semaine, nous avons reçu l’aide de certains de nos amis brésiliens qui ont permis de couvrir tous les frais occasionnés pendant cette semaine si spéciale. Et ça aussi c’est formidable ! A l’année prochaine pour une nouvelle « Semaine de l’Enfant » !

 

Soyez heureux!

Noël est donc là et nous venons vous le souhaiter des plus heureux et serein. Que la paix inonde vos coeurs malgré tout ce qui se passe dans le monde. Et que Noël soit un moment de joie, d’amour et de partage pour vous tous. Nous vous souhaitons également une merveilleuse année 2026. Que vous puissiez réaliser vos rêves et trouver le bonheur au quotidien par de petits moments joyeux dont il faut profiter, tout en gardant une bonne santé, ce qui est l’essentiel. Encore MERCI du fond du coeur à chacun d’entre vous, pour votre soutien indéfectible et votre confiance. 

«    SOYEZ TOUS TRÈS HEUREUX !    »