jeudi 15 décembre 2022

Nouvelles du 4ème trimestre 2022

 Bonjour,

Je ne sais pas comment vous le ressentez, mais moi en tout cas, je n’ai pas vu l’année 2022 passer. Tout a été tellement vite ! Ça en devient presqu’affolant. Nous avons beaucoup travaillé, les journées étaient toujours trop courtes, c’est peut-être un des motifs. Mais ensemble avec toute notre équipe, nous avons pris soin de nos enfants au mieux, tout en étant exigeants avec eux. Le résultat en cette fin d’année est positif et c’est là l’essentiel.

Cette année 2022 a vu le départ de nos gentilles religieuses de la Providence de St André dont je vous ai parlé dans la revue précédente. Soeur Laurent et soeur Elisabeth ont quitté définitivement le Brésil le lundi 7 novembre. Soeur Laurent est rentrée à Peltre, dans la région de Metz. Et soeur Elisabeth est rentrée dans son pays, le Togo. Elles entament une nouvelle phase de leur vie, après une réadaptation pas facile, je le comprends très bien. Nous restons bien entendu en contact régulier.

Je viens vous souhaiter, du fond du coeur et au nom de toute notre équipe et de nos enfants, UNE SAINTE, DOUCE, ET MERVEILLEUSE FÊTE DE NOËL, ainsi qu’une TRÈS HEUREUSE NOUVELLE ANNÉE! Bonheur, sérénité, paix et bonne santé en 2023 à vous tous, nos amis de Belgique, de France et d’ailleurs ! Et encore toute notre profonde reconnaissance à vous tous qui nous aidez, les paroisses, les Fondations, les particuliers, nos familles et amis ... MILLE MERCIS À TOUS !!!     


 Evelyne



Maria Clara nous raconte son histoire


Maria-Clara est une petite fille de 11 ans qui est à Crianças do Mundo depuis ses 8 ans. Accueillie dans notre maison du centre-ville, elle est maintenant avec nous ici au milieu de la forêt. Malgré une petite enfance difficile, avec un passé lourd à vivre, elle est toujours souriante et pleine d’énergie. Je connaissais déjà un peu son histoire, mais Maria-Clara ne m’en avait encore jamais parlé personnellement. Nous n’interrogeons jamais nos enfants sur leur passé, souvent lourd et triste ; il ne faut jamais les forcer, nous devons respecter leur intimité et parfois, leurs secrets. Nous les laissons libres d’en parler quand ils sentent que le moment est venu et surtout qu’ils ont « besoin » d’en parler. Un jour, Maria-Clara est assise auprès de moi et nous bavardons de toutes sortes de choses. Elle me regarde et me dit :  « Je pourrai un jour te raconter mon histoire ? »   Je lui demande si elle en a envie, et elle me répond que oui. Je lui demande alors si elle souhaite le faire en privé, et elle me répond tout simplement qu’elle peut le faire en présence des autres petites filles, qu’il n’y a aucun problème.

Quelques jours plus tard, je réunis donc les filles après leur petit goûter, et je leur en  explique la raison. C’est quelque chose qui nous a toujours touchés Michel et moi : le respect des enfants envers l’ autre quand celui-ci raconte ce qu’il a vécu. Tous écoutent en silence et sans jamais se moquer. Nous nous asseyons toutes en cercle et Maria-Clara commence à raconter son histoire de vie, aidée par moments par une de nos professeurs qui connaît les détails de son histoire d’enfance.

Maria-Clara naît  le 29 avril 2011 dans un des quartiers les plus misérables de Coronel Fabriciano, au bord de la rivière. Ses parents sont tous les deux viciés en crack et ne s’occupent pas de leur bébé. Celle-ci pleure à longueur de journée, de faim, de manque de soins, de manque d’amour. Les voisins s’inquiètent, mais n’osent pas trop intervenir par peur de la réaction des parents. Le père est violent lorsqu’il est sous l’emprise de la drogue. Mais lorsque la petite a autour de 3 mois, des cris aigus s’élèvent de leur barraque. Une des voisines prend courage et entre chez Maria-Clara. Le spectacle qui s’offre à elle est désolant. Elle n’hésite pas une seconde et « ramasse » la petite qui est couchée nue à même le sol. Elle pleure à grands cris et a visiblement reçu des coups de son père qui est maintenant écroulé par terre à côté de sa femme. Elle l’emmène chez elle sans que les parents ne s’en aperçoivent tellement ils sont drogués. Elle fait appel au service social de la préfecture et quelqu’un se présente. Devant la situation, l’assistante sociale appelle la police. Les parents sont emmenés sur le champ et mis en prison pour mauvais traitements sur mineur. Que faire du bébé ? La voisine à nouveau n’hésite pas, et demande à l’assistante sociale si elle peut garder la petite pour s’en occuper. Celle-ci, contente de trouver une solution facile et rapide, accepte et voilà Maria-Clara dans des mains généreuses. Cela peut paraître étrange en Belgique, mais ce genre de pratique est très courant au Brésil. Énormément d’enfants abandonnés à leur triste sort sont élevés par des voisines, des tantes, des grands-mères... sans aucune cérémonie ni soucis administratifs.

Cette généreuse voisine s’appelle Gleicy. Très pauvre, elle a élevé seule, avec beaucoup de difficultés, ses 5 enfants, son mari l’ayant abandonnée. Ils sont déjà tous adolescents ou jeunes adultes au moment où leur mère prend Maria-Clara pour l’élever. Et tous acceptent Maria-Clara comme leur petite soeur, aidant leur mère à s’en occuper. 

Maria-Clara grandit dans cette famille misérable mais aimante. D’autres voisines aident parfois Gleicy en lui donnant un peu de lait, quelques langes, car elle a très peu de moyens financiers.

Malheureusement, le quartier est non seulement misérable, mais aussi dangereux et violent, le trafic de drogue y étant très présent. Un des fils de Gleicy, Paulo, n’y résiste pas et entre dans le trafic. A cause de ça, la famille commence à vivre un enfer, les menaces atteignent toute la famille. Bien qu’elle soit encore petite, Maria-Clara voit la souffrance de sa mère, car c’est ainsi qu’elle considère Gleicy, comme sa mère. Elle n’a plus aucun contact avec ses parents biologiques. Lorsqu’ils sont sortis de prison, ils n’ont jmais cherché à revoir leur petite fille.

Lorsque la petite a 8 ans, Gleicy vient avec Maria-Clara à Crianças do Mundo pour demander si nous pouvons l’accueillir. Ce serait une grande aide pour elle, et surtout une très bonne chose pour Maria-Clara qui recevrait toute l’aide nécessaire à tous niveaux, mais aussi qui serait à l’abri, au moins pendant la journée, des dangers du quartier. Elle raconte un peu à notre professeur Gislany l’histoire de Maria-Clara. Celle-ci n’hésite évidemment pas à accepter l’enfant.

Depuis qu’elle est avec nous, Maria-Clara évolue merveilleusement bien. C’est une petite fille intelligente et souvent joyeuse. Lorsqu’elle arrive triste chez nous le matin, c’est parce que la nuit chez elle n’a pas été bonne. Son « frère » Paulo est actuellement en fuite. Il a vendu de la drogue pour le chef des trafiquants, mais ne l’a pas payé. Il est recherché par tout le gang. Régulièrement, l’un ou l’autre des membres du gang envahit la pauvre barraque où vit la famille de Maria-Clara, et interroge Gleicy sur le lieu est est caché son fils. La pauvre ne le sait même pas. Maria-Clara a déjà vu sa mère recevoir des coups de ces membres du gang. Et dernièrement, elle est arrivée appeurée chez nous, car pendant la nuit, un trafiquant est entré chez elles et a menacé sa mère de mort, tenant une arme contre son front, si elle ne dénonçait pas son fils. Maria-Clara a assisté à toute la scène. Il ne l’a finalement pas tuée, mais elle reste sous la menace. Marie-Clara me raconte ce qui s’est passé, visiblement perturbée et très effrayée. Elle me dit : « Qu’est-ce que je vais devenir si ma maman est morte ? » ! Comment trouver les mots pour rassurer une petite fille dans une telle situation ?!

Certains jours, Maria-Clara ne vient pas. Nous apprenons par la suite qu’elle n’a pas osé sortir de chez elle, parce qu’il y avait des échanges de tirs entre les deux gangs rivaux du quartiers, et que les balles sifflaient autour d’eux. Tous les habitants du quartier restaient terrés chez eux.

Malgré cette vie bien difficile, Maria-Clara continue à être cette petite fille joyeuse la plupart du temps. Elle dit devant nous toutes qu’elle aime profondément sa maman et qu’elle espère la garder encore très longtemps à ses côtés, car elle sait tout ce qu’elle lui doit. Elle sait que sans sa maman, qui l’a accueillie à 3 mois, elle ne serait sans doute plus de ce monde et elle espère pouvoir un jour aider sa maman à sortir de la misère. Elle compte bien étudier et pouvoir trouver un bon emploi plus tard, pour pouvoir y parvenir.

Pendant tout son récit, Maria-Clara est très émue et bouleversée par moments ; les larmes coulent sur ses joues, mais elle n’essaye pas de s’en cacher. Aucune des autres petites filles ne se moque d’elle. Au contraire, certaines pleurent avec elle, avec compassion, devant tout ce que Maria-Clara a vécu et vit encore. Nous vivons un moment très émouvant.  La meilleure amie de Maria-Clara se lève et vient la serrer très fort dans ses bras, lui témoignant ainsi son amitié. C’est très touchant et tout le monde ressent une grande émotion.

C’est cela aussi Crianças do Mundo. Ce n’est pas seulement l’accueil des enfants, l’aide dans tous les domaines possibles. C’est aussi la création de liens affectifs forts, le don de soi, l’amour et l’amitié, le partage des joies mais aussi de la souffrance et de la peine des autres. 

Maria-Clara est aimée de toutes et tous ici. Elle sait qu’elle peut compter sur nous si elle a besoin d’aide, si elle a besoin d’une oreille attentive, si elle a besoin de réconfort. L’amour et l’amitié lui sont acquis. Et nous veillerons toujours à ce qu’elle se sente bien au milieu de nous, en sécurité et entourée de l’affection de tous.

                                                                                                   Evelyne


Que devient notre petit Matheus?

 Dans la dernière revue, je vous racontais la triste histoire du petit Matheus. Depuis la parution de notre revue, plusieurs personnes m’ont parlé de lui, inquiètes de son état, de l’horrible vie qu’il affronte tous les jours. Je tiens donc à donner suite à son histoire.

La situation a évolué depuis lors. Début septembre, pendant 2 jours, il a manqué  à Crianças do Mundo. Et le 13 septembre, il est revenu. Il faisait chaud et Matheus est arrivé avec un pull à longues manches. Après l’avoir accueilli, je lui ai dit que ce serait bien d’enlever son pull, mais il ne voulait pas. Le prenant à part, dans un petit bureau, il a fini par accepter de l’enlever et j’ai découvert des tas de marques sur ses bras, ses jambes, dans le dos et derrière la tête. Matheus avait été violemment frappé par sa soeur, à coups de bâton. Il s’est enfui de là et est retourné chez sa mère qui s’est installée provisoirement chez ses parents à elle. 

Matheus vit donc actuellement chez ses grands-parents avec sa mère. Mais celle-ci va bientôt déménager et n’a toujours pas l’intention d’emmener son fils avec elle. Alors Matheus restera chez ses grands-parents. Ce n’est pas la solution idéale, la grand-mère ayant des problèmes mentaux. Mais le grand-père est quant à lui un homme  gentil, le seul qui semble avoir de l’affection pour Matheus. La mère de Matheus le rejette vraiment, il ne serait donc de toute façon pas heureux avec elle. Au moins chez les grands-parents, il sera bien traîté. Et en plus, il pourra continuer à venir à Crianças do Mundo, restant dans le même quartier.

Nous espérons que Matheus aura désormais une vie un peu plus heureuse et qu’il ne sera jamais plus maltraité comme il l’a été pendant toutes ces années. Nous resterons à ses côtés aussi longtemps que possible afin d’y veiller et de veiller sur lui.


                                                                                                      Evelyne


Vive le printemps

Nous sommes le vendredi 23 septembre. L’arrivée de l’automne en Belgique, mais l’arrivée du printemps ici au Brésil. Les températures sont déjà bien élevées en cette sortie de l’hiver, autour de 30° la journée.

Pendant ces deux derniers mois, les enfants ont participé à diverses activités liées à l’environnement. Pendant ce temps, ils ont préparé un petit spectacle qu’ils vont présenter ce vendredi 23 septembre, pour fêter l’arrivée du printemps. 


Le petit spectacle va avoir lieu de 15h à 16h. Afin de permettre à toute notre équipe, éducative, mais aussi ménagère et ouvrière, de participer à cette présentation des enfants, je libère tout le monde du travail à 14h45, pour que tous se dirigent vers notre grande salle où aura lieu la présentation.

Pendant cette heure de spectacle, nous avons droit à toutes sortes de présentations, toutes plus belles les unes que les autres, et presque toutes liées à l’environnement et à la défense de la nature. Les professeurs et les enfants se sont vraiment donnés à fond dans la préparation de ce spectacle. Ils présentent une petite pièce de théâtre, un guignol, la récitation de poèmes et d’autres petites oeuvres de litérature, des chants par les petites filles... Et en fin de spectacle, les enfants font une présentation de gymnastique qu’ils ont préparée avec Patricia, une de nos deux professeurs d’éducation physique. Ce fut une heure de vrai bonheur, pour chacun d’entre nous, les spectateurs tout comme les enfants, fiers de montrer ce qu’ils ont appris devant toute l’équipe présente. Nous espérons que tout ce travail donnera aux enfants une vraie conscience écologique et le désir chez eux de défendre à tout prix leur planète, car d’elle dépend leur avenir.

                                                                                            Evelyne


L'adieu à une grande Dame

 Elle s’appelait Madame Micheline van Hoorebeke. Mais tous l’appelaient « Mitsy ».

Nous avons eu le grand bonheur et la grande chance de faire sa connaissance il y a de nombreuses années, par l’intermédiaire de Jean-Pierre De Pannemaeker, un de nos grands donateurs, dont je vous ai parlé lors de son décès le 26 mars 2020.

Mitsy vivait à Gand où elle était née le 26 mai 1926. Nous connaissant à peine, elle nous a fait confiance et a décidé de nous aider dans notre travail avec les enfants. Nous aimions beaucoup Mitsy et nous l’admirions, car elle était généreuse et avait un grand courage, même face à la maladie et à l’adversité. Je l’avais rencontrée il y a quelques années, chez Jean-Pierre De Pannemaeker, où nous avions dîné ensemble. Mitsy était un petit bout de femme pleine d’énergie et d’enthousiasme.

Nous n’oublierons jamais tout ce que Mitsy a fait pour nos enfants. Sa confiance en nous et sa générosité nous ont toujours beaucoup touchés. Pendant de longues années, elle nous a fidèlement soutenus et ses dons très généreux ont sauvé beaucoup d’enfants. Nous lui en sommes tous profondément et éternellement reconnaissants.



Mitsy s’en est allée le 8 juillet 2022. Nous ne l’oublierons jamais.


                                                                                            Evelyne


Le jour de l'enfant

La fête de la Saint Nicolas n’existe bien entendu pas au Brésil. Mais il y a bien un « Jour de l’Enfant ». Celui-ci est fêté le 12 octobre, qui est en même temps un jour férié, car jour de la Sainte Patronne du Brésil, la Vierge Noire Nossa Senhora de Aparecida. Depuis les 39 ans que nous sommes au Brésil, ce jour de l’Enfant a toujours été fêté la veille dans les écoles puisque le jour même était férié. Donc le 11 octobre, il n’y avait pas cours dans les écoles et les enfants faisaient la fête avec les professeurs.

Il y a quelques années, ce « Jour » de l’Enfant est devenu la « semaine » de l’Enfant ! Pendant toute la semaine où tombait le 12octobre, les écoles fermaient leurs portes ... ce qui nous paraissait un peu exagéré. Mais malheureusement, nous ne pouvions rien y changer. Notre travail ici continuait normalement.

Cette année de 2022, ce fut le comble. Après deux années de pandémie et d’écoles fermées, de retards d’apprentissage chez les enfants très difficiles à récupérer, nous avons cette fois vécu « la quinzaine » de l’Enfant !!!  Comme pendant la semaine où tombait le 12 octobre, il n’y avait pas école du tout, il fallait bien fêter le Jour de l’Enfant à un autre moment ! Quelle fut la bonne idée des autorités ? Toute la semaine précédant celle du 12 octobre, les écoles ont accueilli les enfants, mais pas pour donner cours, seulement pour faire la fête ! Il y a eu des journées de toutes sortes pendant cette semaine : le jour des cheveux peints (les enfants arrivaient chez nous avec les cheveux de toutes les couleurs !), le jour des jeux divers, le jour des gâteaux et friandises diverses ... , l’imagination ne manque jamais quand il s’agit de faire la fête ! Mais s’ils organisaient au moins des jeux ou activités un peu éducatives, ce serait déjà mieux.

Nous ne sommes pas contre le fait de fêter les enfants, loin de là, et nous y avons consacré du temps également. Nous avons travaillé à Crianças do Mundo, pendant la semaine où les écoles avaient fermé leurs portes, accueillant tous nos enfants ensemble de 10h à 17h et organisant des tas d’activités avec eux. Les enfants ont participé à un gymcana, avec toute une série d’épreuves ludiques, il y a eu une compétition sportive et un quiz en fonction du niveau des groupes d’enfants. Ce fut très chouette et les enfants ont passé une formidable semaine, dans une ambiance très détendue et agréable pour tous, grands et petits.

Mais il faudrait quand même de temps en temps que les autorités se rendent compte du niveau auquel est arrivé l’enseignement publique et de la nécessité, non, de l’urgence qu’il y a, à faire de sérieux efforts pour tenter de récupérer ne fut-ce qu’un peu du retard accumulé ces dernières années. Sinon, les enfants de cette génération n’auront aucune chance de s’en sortir dans la vie, et seront condamnés à faire les petits boulots sans formation et à de misérables salaires.

Lorsque nous avons fêté ce Jour de l’Enfant chez nous à Crianças do Mundo, nous avons pu gâter un tout petit peu nos enfants. La situation financière difficile que nous traversons ne nous l’aurait pas permis sans l’aide de nos familles et amis de Belgique. Grâce à cette aide, nous avons pu offrir à chaque enfants un paquet de biscuits chocolatés qu’ils aiment beaucoup. Ce fut un cadeau tout simple, mais qui leur a fait un plaisir énorme. Leurs petites frimousses réjouies témoignent de leur bonheur ! Alors merci à celles et ceux qui ont permis d’offrir ce bonheur à nos enfants.


« Chers amis. Toute notre gratitude de ne pas nous oublier ! Sentez nos bisous remplis                   d’affection et d’amour. La famille Crianças do Mundo. »



mercredi 14 septembre 2022

Nouvelles de 3ème trimestre 2022

Bonjour,

Le monde vit une époque très difficile. Les horreurs de la guerre en Ukraine, les changements climatiques de plus en plus évidents, avec de terrifiants incendies en France et dans d’autres pays européens ou de terribles inondations dans d’autres régions du globe, des orages terriblement destructeurs, des menaces de nouvelles famines en Afrique ... toutes des nouvelles qui font peur et font mal.

Ici chez nous, nous avons vécu un mois d’août douloureux, avec le 6 août l’anniversaire de Michel, le 11 août, le souvenir de son décès après quelques jours de grande souffrance à l’hôpital, et le 14 août, deuxième dimanche du mois, jour de la fête des pères au Brésil. Michel nous manque à chaque jour qui passe, mais il y a des dates plus marquantes et difficiles à vivre. Heureusement, l’amour, l’affection et le soutien de nos familles, de toute l’équipe ici, des enfants et de nos grands m’ont aidée à surmonter cette période douloureuse le mieux possible. Et nous allons de l’avant, ensemble, avec force et courage, comme Michel l’a toujours fait.

Et puis il y a aussi dans ce monde une énorme solidarité. Je crois très sincèrement et profondément qu’il y a beaucoup plus de gens bien sur terre que de gens mauvais. Des personnes de tous âges et de toutes conditions, de toutes races et religions, qui se soucient des autres et aident de leur mieux, dans tous les pays du monde. Et vous tous qui nous lisez et nous aidez, vous faites partie de ces gens BIEN ! Alors un immense merci pour tout ce que vous faites si fidèlement et généreusement pour nos enfants ! Et ensemble, continuons à nous soucier de tous ces enfants ; ils en ont tellement besoin !             

            Evelyne et Michel


              van der Meersch