vendredi 20 mars 2020

Nouvelles du 2ème trimestre 2020

Bonjour,

La pluie, le soleil, la chaleur...tout est excessif au Brésil ! Plus encore avec ces changements climatiques ! Et puis vient cet horrible « Covid 19 » pour empoisonner la vie du monde entier ! On vous parle plus loin de son effet pour nos enfants et notre Crianças do Mundo. Une vingtaine de petits nouveaux depuis le début de l’année mais une « nouvelle » grève des écoles a tout bloqué. Il y a chez nous des enfants qui n’ont pas encore repris l’école cette année ! Comme la grève des écoles sera sans doute remplacée par la fermeture des écoles à cause du Covid 19, ils n’auront pas école jusqu’à fin avril, probablement. Ils ont étude chez nous pour compenser un peu !
Fin janvier, début février, des inondations terribles à Rio, São Paulo , Belo Horizonte et bien d’autres villes dont la nôtre où certains de nos enfants habitant sur la rive du fleuve ont vu leur maison envahie par les eaux jusque 2 mètres de hauteur.
C’était effrayant !

Pour le reste, cela ne va pas trop mal. Au moment des pluies, nos enfants jouent dans notre grand hall couvert au lieu de jouer au foot ou autre sport ! Mails ils adorent car les moniteurs inventent des tas de jeux animés et géniaux !

On aimerait pouvoir vous  souhaiter à tous, NOUS  souhaiter à tous une  adorable et


MERVEILLEUSE FÊTE DE PÂQUES 

si le Covid nous en laisse l’occasion !



 
Evelyne et Michel
van der Meersch




Inondations et désespoir

Nous sommes le samedi 25 janvier. Depuis quelques jours, la pluie est arrivée, non seulement dans notre région, mais dans toute la région sud-est du Brésil, et principalement dans notre état de Minas Gerais. Des pluies abondantes, comme nous n’en avions plus eu depuis plusieurs années par ici.


Ce samedi fatidique amène le chaos dans de nombreuses villes. Notre capitale Belo Horizonte voit toutes ses villes périphériques subir une destruction terrible, et même le centre-ville est submergé par des inondations historiques. 57 personnes meurent dans l’état de Minas Gerais, victimes d’effondrements de collines qui enterrent des familles entières, ou emportées par les eaux.

Les enfants sont le sang de Michel

Cela fait maintenant plus de 6 ans que Michel se bat contre la maladie. Une lutte ardue, pénible, inégale, mais contre laquelle il fait face très courageusement depuis le début. Des moments de doute et de découragement, oui, il y en a, quoi de plus normal. Mais sans jamais renoncer malgré tout, même en sachant que cette lutte est perdue et que ce n’est plus maintenant qu’une question de temps. Combien de temps, personne ne peut le dire. Donc, le mieux à faire est de profiter le mieux possible de chaque nouvelle journée qui commence, de chaque petite joie quotidienne, du sourire des enfants, et de tout leur amour donné sans compter.

Tous les jours. Michel reçoit des petits mots des enfants, tous plus adorables les uns que les autres. La pièce située à côté de la salle de douches, où Michel reste pour soigner les petits bobos après la douche, pour donner une nouvelle chemise d’uniforme ou du matériel scolaire, pour bavarder un peu avec l’un ou l’autre, a ses murs et armoires couverts de petits papiers collés, tous les petits mots d’amour et d’affection des enfants pour Michel. De temps en temps, plutôt que de le coller au mur, un enfant lui glisse son petit mot dans la poche de sa chemise.

En bref

  • Un de nos enfants, Marco Thulio, 11 ans, est parti en juin 2018 avec sa mère pour les USA, à Philadelphie ! Il nous envoie très souvent des messages écrits ou parlés et photos par WhatSapp et a l’air de bien s’habituer là-bas ! Mais Crianças do Mundo lui manque, dit-il ! Il nous manque aussi !

Crianças do Mundo vous dit MERCI

Créée en 1987 par Evelyne et Michel , l’Association brésilienne « Crianças do Mundo » a comme objectif  l’aide aux enfants des rues, misérables ou en situation de risque de la région de Minas Gerais (Brésil) appelée le « Vale do Aço » (Val de l’Acier)  pour être le siège de plusieurs des plus grandes usines sidérurgiques du pays et de l’Amérique Latine. Mais qui dit Usine, dit aussi attraction d’une immense population à la recherche de travail. Trop de gens pour des emplois limités, des gens qui, dans une misère noire, s’établissent dans des favelas, et sont vite rattrapés par la drogue, l’alcool, le crime, seuls moyens qu’ils découvrent pour pouvoir manger tous les jours eux et leurs enfants.


C’est dans ce contexte que travaille « Crianças do Mundo » sur un terrain de 70 hectares de forêt, 6.000 m² de constructions, en accueillant quotidiennement des dizaines et dizaines d’enfants pour différentes activités comme : renfort scolaire, alimentation, sport, informatique, ateliers (céramique, boulangerie), activités sociales, ludiques, psychologiques et pédagogiques et ce avec du personnel brésilien hautement spécialisé.

Les résultats sont très souvent excellents, parfois moins, mais tout est mis en oeuvre pour « prendre ces enfants par la main » et les mener à un avenir bien meilleur avec une très bonne profession. Beaucoup sont devenus techniciens, boulangers, électriciens, ingénieurs cvils , avocats, professeurs d’Université, administrateurs d’entreprises, psychologues, pédagogues ,etc...

Mais tout cela n’est possible que grâce au soutien indéfectible de nos amis de Belgique. Et  nous pensons vraiment que cela en vaut la peine et que tous ensemble, à notre petite échelle, vous et nous, sommes en train de « changer un peu le monde » ! Voyez dans « En Bref » le parcours de Ramon...
Merci, du fond du coeur, d’être conscients de cela et d’aider nos enfants du Brésil! Restez avec nous!

Michel

Les dégâts des eaux à Crianças do Mundo

De violentes tempêtes de vent et de pluie comme nous n’avions plus vues depuis au moins 10 ans se sont abattues sur tout le Brésil et sur notre ville aussi. On vous a déjà parlé des dégats causés aux maisons de nos enfants.

Mais il y a eu aussi pas mal de dégats dans la propriété de Crianças do Mundo : des dizaines d’arbres cassés ou déracinés, des énormes feuilles de palmiers envolées et s’abattant sur le toit de notre maison (25 tuiles casées et de l’eau entrant partout) . Un Eucaliptus énorme (40m de hauteur) est tombé sur un des réservoirs d’eau dont la canalisation a été cassée et le réservoir fendu. Les chemins intérieurs pleins de rigoles et trous, même ceux avec revêtement de gravier ou scories. Ce gravier a été emporté vers les égouts et autres orifices.


1er cas de COVID-19 dans notre ville

Ce lundi 16 mars a été annoncé le premier cas de Covid 19 dans notre ville de Coronel Fabriciano. Il s’agit d’une femme habitant en Italie et qui est venue ici pour visiter une parente ! Quelle imbécile (pardon pour l’expression !). C’était vraiment le moment ! Depuis, le Gouverneur de l’Etat de Minas Gerais vient de décréter la fermeture des écoles à partir du 18 mars ! Comme nous ne sommes pas une école, on ne sait pas quoi faire : ou recueillir nos enfants pendant toute la journée pour soulager les parents ou fermer nous aussi !

Mais comment peut-on encore rencontrer de tels inconscients qui voyagent et propagent ce virus dans une ville de 110.000 habitants qui était encore tranquille jusqu’à son arrivée ! C’est vraiment se foutre des autres ou vouloir foutre (aussi) le bordel dans toute une ville ! Quelle gloire quand elle rentrera en Europe ! « J’ai réussi à contaminer une ville de 110.000 habitants à moi toute seule ! »