mardi 22 décembre 2020

Nouvelles du 1er trimestre 2021

Bonjour,

On a envie de dire « ouf, cette année infernale 2020 est enfin passée, on va pouvoir respirer », comme si ce virus immonde vivait avec un calendrier ! Que sera 2021 ? Moi, je n’en sais rien. Elle peut être plus dure encore que l’autre ! Quelles seront les traces de 2020 dans les cerveaux de ces enfants confinés pendant 10 mois ? Je ne sais pas non plus mais j’en ai peur ! Reconstruire ces petits bouts d’hommes après cela sera sans doute un plus grand défi encore ! Quel monde nous attend, quelle moralité, quel QI sera majoritaire car on a l’impression terrible que les capacités intellectuelles de beaucoup sont descendues vertigineusement !!

Il ne nous reste qu’à nous relever à chaque étape et continuer, recommencer, reconstruire... On n’a pas beaucoup d’autres choix ! 

Je voudrais tellement partir en étant convaincu que tout va bien aller, que mes enfants sont dans de bonnes mains et aucun d’entre vous, nos amis depuis 40 ans ou un peu moins, ne les laissera tomber ou laissera ce travail inachevé ! Il vaut la peine et distribue tellement de sérénité dans nos coeurs !

C’est une fin d’année différente que nous vivons en ce moment. Ce n’est jamais arrivé et n’arrivera sans doute plus jamais ! Profitez de ces moments plus calmes, ces moments un peu dépressifs pour penser à tous ces enfants qui n’ont plus rien, s’ils avaient quelque chose, et bien souvent plus de famille, détruite par ce Covid19 !

Ne les abandonnez pas, car vous avez du coeur et que vous voulez qu’ils soient heureux pour pouvoir être heureux vous-mêmes ! !


HEUREUX NOËL  ET, NOUS L’ESPÉRONS, UNE MEILLEURE ANNÉE 2021 


             Evelyne et Michel

              van der Meersch






C’EST PAS LA FÊTE !...

Vendredi 20 mars 2020 ... vendredi 20 novembre 2020. Huit mois ... huit mois séparent ces deux dates. Au moment où j’écris cet article, ces huit mois représentent le temps qui nous sépare également de nos enfants. Depuis ce triste jour du 20 mars où nous avons dû annoncer aux enfants que Crianças do Mundo devait fermer ses portes, provisoirement, l’épidémie du Covid 19 est devenue pandémie mondiale et elle a paralysé le monde comme aucun autre événement ne l’avait jamais fait auparavant. Une paralysie qui est devenue un drame sanitaire, social, économique ... un drame humain pour des milliers de gens qui ont tout perdu, la vie surtout et la survie pour beaucoup.

Pour nous tous ici à Crianças do Mundo, enfants et adultes, c’est une période très difficile également. Les adultes font face, sans trop de problèmes si ce n’est le profond manque des enfants. Toute notre équipe continue son travail, qu’il soit éducatif, ouvrier, ménager ou administratif. Chaque membre de notre équipe pédagogique fait de son mieux pour être utile, et la préparation des cahiers d’exercices que nous distribuons aux enfants tous les mercredis après-midi prend beaucoup de temps. Nous devons aussi préparer des dizaines de colis alimentaires car quasi tous les parents ont perdu leur boulot et n’ont plus assez d’argent pour que la famille puisse manger, malgré l’aide de l’Eat !

Chaque mercredi à 12h45, nous démarrons, Sidney et moi, pour faire en camionnette le tour de tous les quartiers où habitent nos enfants. Dans cette camionnette, des caisses avec les cahiers de chaque enfant, mais aussi d’autres caisses remplies de délicieux goûters confectionnés avec amour par notre boulanger. Nous emmenons également des caisses avec des tas de bananes ou de cacaos cueillis chez nous, que nous distribuons également aux enfants; ils adorent! Comme ils ne viennent pas chez nous pour les manger, nous les leur portons; ainsi ils en profitent et sinon, tout se perdrait. Sans oublier un grand sac avec bonbons ou chocolats. De quoi leur adoucir un peu leur nouvelle semaine sans Crianças do Mundo. Notre tournée prendra 2h1/2 

Chaque mercredi est semblable, et pourtant si différent. Nous faisons à chaque fois le même trajet, c’est vrai, et nous nous arrêtons aux mêmes points de rencontre où nous retrouvons presque tous nos enfants, comme à chaque fois. Mais cependant, pas un mercredi ne ressemble aux autres. De petits événements en changent le visage.

A chaque point d’arrêt, un enfant attend, ou deux, ou 7 ou 8, parfois une dizaine. Ils sont tout contents de nous voir arriver. Bon, sans doute davantage grâce aux goûters, fruits et bonbons qu’aux cahiers d’exercices ... mais l’essentiel est que la plupart des enfants soit présent et que nous parvenions à maintenir un contact régulier avec eux.

Malheureusement, cette coupure prolongée à cause de ce terrible virus a fait des dégâts et a tout de même provoqué la perte de quelques-uns de nos enfants. Cela fait maintenant 8 mois que les enfants ne vont plus à l’école. Au Brésil, l’année scolaire commence en février et se termine début décembre. Cela veut dire que les enfants n’ont eu que 4-5 semaines de cours en cette année 2020. Cette année scolaire peut être considérée totalement perdue! Dans les écoles privées, des cours se sont donnés on-line. Mais la tentative de ce genre de cours dans les écoles publiques n’a pas marché du tout. La plupart des enfants de ces écoles publiques n’ont pas d’ordinateur chez eux ou n’ont pas accès à internet dans leurs masures au milieu des favelas. Les enfants doivent donc se rendre dans leurs écoles respectives pour aller y chercher des feuilles d’exercices, ce que beaucoup n’ont pas envie de faire bien entendu. Tous ces enfants se retrouvent donc “en vacances” depuis 8 mois maintenant. Ils ont pris l’habitude de ne plus rien faire de leurs journées, sinon traîner dans les rues (le confinement au Brésil ne fonctionne pas du tout ...),  jouer au foot avec leurs copains, ou faire des jeux électroniques à longueur de journées, et même hélas parfois la nuit. Quant au travail et à la stimulation intellectuels, c’est le néant complet. Ces mauvaises habitudes seront terriblement difficiles à corriger. Et certains de nos enfants sont hélas tombés dans cette “paresse intellectuelle”. Les premières semaines, pratiquement aucun enfant ne manquait à l’appel lors de nos rencontres du mercredi. Puis au fil des semaines, l’un ou l’autre a commencé à s’absenter. Nous nous informons toujours auprès des parents lorsqu’un enfant ne vient pas au rendez-vous du mercredi, pour en connaître la cause. Et malheureusement, nous avons déjà perdu trois de nos enfants : Davi et João Victor qui n’avaient plus envie de faire d’exercices, et les parents laissent faire ... Et le plus triste, car sans doute un des plus nécessiteux de notre aide, Ryan, un enfant de 10 ans. Il vit avec ses parents dans des conditions lamentables. Une mère malade mentale et un père alcoolique, qui traînent leurs journées en rue ou dans les bars et ne s’occupent pas du tout de leur fils. Ryan allait bien quand il venait chez nous. Il avait terriblement évolué à tous niveaux et au moins il était à l’abri toute la journée, soit à l’école, soit à Crianças do Mundo. Le voilà complètement livré à lui-même; il a abandonné nos rencontres du mercredi, peut-être par manque de stimulation chez lui, ou tout simplement parce qu’il a perdu la notion du temps, traînant lui-même dans les rues à ne rien faire. C’est du gâchis, et ça donne envie de pleurer. Sans cette pandémie, Ryan n’aurait jamais quitté Crianças do Mundo et aurait eu une grande chance de sortir de cette vie de misère qu’il connaîtra sans doute maintenant, comme ses parents.

D’autres de nos enfants, comme Júlio César et Miguel, manquent régulièrement à l’appel, parce qu’ils doivent travailler avec leur père, tous deux comme aides-maçons ... à 9 et 10 ans! C’est trop triste et injuste, sans compter que c’est contre la loi, mais ça, au Brésil ... Mercredi dernier, Júlio César est quand même venu à notre rendez-vous. Mais il portait des vêtements de travail et des botines, tout sâles de ciment. Il avait juste quitté son père en vitesse pour venir chercher son cahier et probablement surtout son goûter et ses chocolats, car il fait très peu d’exercices et rend son cahier incomplet. Comment pourrait-il faire ses exercices s’il doit travailler toute la journée avec son père?

Quant à notre Vinicius, 11 ans maintenant, vous vous souvenez? Je vous avais raconté son histoire il y a quelques temps. Il vit avec une mère alcoolique et nous l’avons accueilli à Crianças do Mundo il y a deux ans, à la demande de la directrice de son école, parce qu’il avait faim et ne dormait pas la nuit, passant son temps à la recherche de sa mère dans les bars. Lui aussi était heureux comme un roi chez nous et évoluait d’une façon fantastique. Intelligent, il avait complètement changé à l’école et avait toutes les chances d’avoir une autre vie dans l’avenir. Avec cette pandémie et notre impossibilité d’encore accueillir nos enfants, nous avons probablement perdu notre Vinicius. Nous ne trouvons personne chez sa mère et aucun de nos autres enfants de son quartier ne le voit plus. Nous continuons à le rechercher et nous ne désespérons pas de le retrouver, mais nous sommes terriblement inquiets pour lui.

Chaque mercredi est un jour heureux pour nous, car ces petites retrouvailles avec nos enfants, même de quelques minutes, sont un moment de joie réciproque. Toutes les semaines, des tas d’enfants nous demandent quand Crianças do Mundo va réouvrir ses portes. Ils nous disent combien ça leur manque de venir chez nous, qu’ils sont impatients de pouvoir revenir, qu’ils en ont assez de rester chez eux. Je ne peux malheureusement pas leur donner de réponse, je l’ignore moi-même. Pourtant, combien j’aimerais pouvoir leur dire que dans quelques jours, nous les accueillerons à nouveau les bras ouverts! Malheureusement, nous devrons tous être patients, encore et encore. La pandémie est loin d’être finie au Brésil; au contraire, les chiffres repartent à la hausse les dernières semaines. Déjà 180.000 morts au Brésil! Il nous reste l’espoir de l’arrivée effective d’un vaccin. En attendant, nous ne pouvons qu’imaginer les vraies retrouvailles avec nos enfants, ici à Crianças do Mundo. Quel moment de bonheur et de joie ce sera pour tous, petits et grands! Rien que de l’imaginer, notre coeur bat plus vite! Ce sera MERVEILLEUX! 

                                                                              Evelyne

UNE MERVEILLEUSE FÊTE DE NOËL  ET UNE ANNÉE 2021 LA MEILLEURE POSSIBLE !


En bref

  •  Nous fêterons, au mois d’avril, les 34 ans de Crianças do Mundo qui aura pris en charge plus de 2.500 enfants. Cela a valu la peine ! Nous devons continuer , surtout après l’arrêt occasionné par le Covid19 !
  • Cette année de pandémie, au Brésil, le prix des aliments de base des plus pauvres a augmenté de façon inimaginable : le riz +46%, le lait +27%, l’huile +19% , le feijão (haricot sec) + 34%. Vous imaginez notre peuple misérable dont la grande majorité a perdu son emploi, qui n’a plus aucun argent et face à ces augmentations absurdes !! Vous comprenez pourquoi ils nous supplient  de leur trouver des colis alimentaires pour nourrir leurs familles !?
    Les brésiliens, midi ET soir, mangent riz et feijão !
  • Notre chauffeur de bus a dû partir ,trop âgé pour être en contact avec les enfants, notre Directeur Pédagogique aussi, une cuisinère et la lavandière (2 soeurs de 60 et 61 ans) ont dû donner leur démission pour raison de santé, un vaccin Covid19 pas avant mars ou avril 2021...c’est le paradis à Crianças do Mundo !!! Et tous nos enfants qui supplient pour pouvoir revenir déjà à Crianças do Mundo ! C’est un peu difficile, tout à la fois ! Et il faut trouver l’argent nécessaire !  Mais ON GAGNERA CETTE LUTTE IMPOSSIBLE, simplement parce qu’on n’a pas le choix !!!
  • Un Sénateur a été arrêté par la police qui venait perquisitionner chez lui. La police a découvert qu’il avait caché 30.000 reais dans le slip qu’il portait ! Cela a fait rire le Brésil entier  sauf... le Sénat !
  • Notre Marco Thulio (12 ans) qui a quitté Crianças do Mundo, il y a 2 ans, pour aller vivre avec sa famille aux USA (Philadelphie) est confiné, lui aussi, mais suit ses cours online. Ils sont assez pauvres mais se débrouillent !

    En même temps, il a décidé avec un copain de 12 ans aussi, de laver les voitures chez lui ou rendre des services pour gagner un peu d’argent ! Cela marche bien, dit-il, au point de vouloir envoyer tous les mois un peu d’argent pour aider Crianças do Mundo. Il a envoyé un Whattsap pour nous proposer ça !
    J’ai trouvé  cela vraiment adorable ! Il voulait envoyer 50 dollars par mois ! Cette générosité de l’un de nos enfants qui nous a quittés il y a 2 ans m’a ému aux larmes ! Il a 12 ans ! Je suis fier de mes enfants !   IL N’A QUE 12 ANS !
  • Les élections municipales, le 15 novembre ! Un deuxième tour le 29 novembre. Quelle pagaille et que de promesses faites qui ne seront pas tenues !
  • Notre « Préfeito » (maire) a été réélu dès le 1er tour (tant pis ...)

12 OCTOBRE, JOURNÉE NATIONALE DE L’ENFANT !

 La journée de l’Enfant, c’est un peu l’équivalent de la Saint Nicolas, le 6 décembre, en Belgique ! Sauf qu’ici, quand il y a école, c’est la semaine de l’Enfant, la quinzaine de l’Enfant...Tout est bon pour ne rien faire. Et ils ont congé ! Mais il n’y a pas d’école pour le moment. Mais Crianças do Mundo n’a pas voulu laisser passer cela et, au lieu de distribuer des cahiers d’exercices dans tous les quartiers de nos enfants, nous leur avons distribué...des chocolats, des balons, des bombons, et des pâtisseries fabriquées par notre boulanger ! Ils ont adoré ça, bien sûr ! Ils ont bien mérité ce petit entracte et ont envoyé des tas de messages ou photos pour remercier !

 


           

Distribution des boites de chocolats à un des arrêts do Van.

Evelyne est au milieu avec son masque ! C’est elle quidistribue ! Plus de 2 heures de trajet ! Et quand il y a 38º !!!

Cette semaine-là, pas de cahier d’exercices ! Comme ils étaient

HEU-REUX !


Caramba!

On ne pense plus qu’à ça , on ne parle plus QUE de ça, on ne rêve plus que de ça, ; le COVID 19 et nos enfants au milieu ! Quelle poisse ! Cela fera une année sans école ou quasi ! L’année scolaire ici correspond à l’année civile. Elle commence début février et se termine fin novembre. Après cela, ce sont les grandes vacances d’été ! Et puis, le confinement, la distance à respecter...nous sommes à 10.000 km de vous et...vous nous oubliez, parfois !!!  Pourtant, nous avons bien besoin de vous tous pour ne pas couler. Mais nous savons que c’est difficile pour vous en Belgique aussi !

Ce serait tellement triste après 38 ans de Brésil, 34 ans de « Crianças do Mundo » et tellement d’enfants qui ont besoin de nous, PLUS QUE JAMAIS !

Mais nous passons notre vie à tendre la main et c’est souvent un peu humiliant, la mendicité !! Pourtant, nous faisons notre part et beaucoup d’enfants ont été sauvés de la misère , de la drogue, de la violence, grâce à NOUS TOUS, vous et nous, ensemble. Ça ne fait pas du bien, cette idée-là !!!

Beaucoup d’ONG, en Belgique, au Brésil et dans le reste du monde sont en grandes difficultés ou ont déjà arrêté leurs activités, faute de moyens humains et financiers. Depuis cette peste de Covid 19 ! Restez confinés, braves gens !

La nôtre (ONG), Crianças do Mundo, n’a pas arrêté et NE VEUT PAS s’arrêter. Pourquoi ? Par orgueil ? Par inconscience ? Par incompétence ?

Non ! Tout simplement parce que cela fait 40 ans que nous nous sommes mariés, 40 ans que nous avons décidé de nous occuper des enfants des autres, 40 ans que nous nageons dans la merde, 40 ans que nous suons pour sauver ces enfants sans toucher un centime (la nourriture est gratuite !), 40 ans que nous sommes heureux de pouvoir rendre heureux des gosses qui ne sont pas des gosses de merde mais des gosses sans chance !

Ha ! Vous devriez voir dans quoi ils vivent ! Les photos ne servent à rien (ils ont honte des photos). Quand on débarque là, souvent pour visiter un de nos gosses malades ou pour une visite sociale, dès le pas de la porte toute pourrie, on sent l’odeur de la misère, du moisi, pas du ¼ monde mais du 1/6e monde !! On s’assied où l’on peut sur une souche de bois, on vous sert un « café » que vous ne pouvez pas refuser, dans un verre sâle rempli d’eau chaude avec un nuage de café, et on vous remercie avec tant de chaleur de vous préoccuper d’eux et de leurs enfants, « graças à Deus » ! Nous, on a honte de notre paternalisme, on regarde le sol (en terre !), on se dit « mais pourquoi sommes-nous ici, que sommes-nous venus faire » ! Très vite, on se rend compte que ce sont eux qui nous enseignent la vie, la solidarité, la gentillesse, la paix ! « Graças à Deus »


Je suis seulement sûr d’une chose :

je leur aurai appris à dire :

« EU TE AMO »

« JE T’AIME »

à ceux qu’ils aiment !Sans honte !

Et ce n’est déjà pas si mal ! Michel .



EN CETTE FIN D’ANNÉE DU COVID 19, CRIANÇAS DO MUNDO ET TOUS SES ENFANTS BRÉSILIENS VIENNENT IMPLORER VOTRE SECOURS POUR NE PAS DEVOIR FERMER SES PORTES APRÈS 34 ANS DE BONHEUR ET D’ACCUEIL EN MODE FAMILIAL!

vendredi 18 septembre 2020

Nouvelles du 4ème trimestre 2020

 Bonjour,



Une si triste nouvelle, de nouveau ! Notre grand ami à nous et aux enfants de Crianças do Mundo nous a quittés, lui aussi ! Guy Beckers était un homme fantastique dont nous « essayons » de vous parler un peu en 2e page ! Mais quelle tristesse !!

De ces 3 mois entre chaque petit bulletin, de quoi pouvons-nous bien vous parler encore si ce n’est de cette saleté qui détruit le monde entier : le Covid 19 ! Mais on vous en parlera aussi ailleurs. Beaucoup de gens nous appellent « au secours » car ils n’ont plus d’emploi, plus de quoi manger et sont désespérés. Pour arranger les choses, le riz (aliment de base ici) a augmenté de 30% et n’est plus à la portée des familles de nos enfants et d’autres parfois plus pauvres encore ! C’est affolant !

Nous essayons d’obtenir des colis alimentaires dans les Clubs de Services, mais avec la montée des prix, eux non plus n’en sortent plus ! Nous avons les yeux tournés vers le Ciel, mais là aussi ils ont un travail fou, semble-t-il ! C’est qu’il y a 220 millions d’habitants, au Brésil, et des centaines de milliers de gens qui détournent l’argent de l’État (corruption) alors que cet État voudrait bien pouvoir le distribuer aux plus pauvres. Du moins, on l’espère !

Nous sommes déjà si près de Noël : n’oubliez pas que « NOËL POUR TOUS » organise une vente privée de sapins de 1ère qualité au bénéfice de nos enfants ! Une vente de massepain délicieux aussi . Profitez-en pour faire entrer un peu plus d’amour encore dans votre maison ! Et celui-ci aura l’odeur du Brésil !

Nos enfants et nous vous embrassons de tout coeur !

Soyez heureux !



Un homme merveilleux !!

 


Ajoutez le qualificatif « formidable » à chacun de ces mots : Homme, Mari, Père, Grand-Père, Chef d’Entreprise, Coeur, Ami... et vous trouverez notre Guy Beckers qui vient d’aller retrouver son adorable épouse Denise décédée il y a plus de 2 ans ! Ils formaient aussi un couple extraordinaire, toujours préoccupé par les autres , des amis si affectueux et si fidèles aussi à nos enfants de Crianças do Mundo, qu’ils étaient venus visiter.  

Un grand Seigneur nous a quittés, mais il restera toujours, avec notre Denise, ancré au plus profond de nos coeurs !

Ils  veilleront  sur  nous  tous,  leur  famille et leurs amis, ça nous en sommes convaincus!