mercredi 23 mars 2022

Nouvelles du 1er trimestre 2022

 Bonjour,

Voilà une nouvelle année scolaire qui a commencé au Brésil au début du mois de février 2022. Une année qui sera, nous l’espérons, plus normale cette fois, avec des cours présentiels toute l’année. Les enfants ont déjà perdu deux ans de vie scolaire et les dégâts qui en découlent sont hélas irréversibles pour des millions d’enfants. Ceux que nous accueillons auront la chance de recevoir un soutien scolaire important, pour tenter de leur faire récupérer au moins un peu du retard accumulé, mais pour tous les autres, l’avenir sera terriblement compromis. Et ce seront une fois de plus les enfants les plus pauvres et les plus démunis, qui fréquentent les écoles publiques, qui en souffriront le plus les conséquences.

Crianças do Mundo a aussi été victime de l’acharnement du destin. Le 11 février, exactement six mois après le décès de Michel le 11 août dernier, notre président et grand ami Noraldo est décédé subitement d’un violent AVC. Nous sommes tous sous le choc et c’est très dur de surmonter ce nouveau terrible coup du sort. Nous voilà orphelins des deux personnes les plus importantes à Crianças do Mundo, en l’espace de seulement six mois. Et il nous faut, une fois de plus, nous serrer les coudes tous ensemble, pour essayer de surmonter notre douleur et aller de l’avant. Ce que nous devons faire, envers et contre tout, pour nos enfants.

Malgré cette nouvelle peine, nous tenons à vous souhaiter du fond du coeur une

« MERVEILLEUSE FÊTE DE PÂQUES ! « 



Des yeux qui pétillent

 Nous sommes le mardi 14 décembre 2021. Un grand jour ... le jour où les enfants de notre centre en ville viennent découvrir leur futur lieu de vie, au siège de notre projet. Je suis aussi impatiente qu’eux, car j’imagine combien ils doivent l’être en nous attendant.

A 8h30, je pars avec notre chauffeur de bus, Sidney, afin de chercher les enfants du matin. A notre arrivée, toute la petite bande attend déjà à la grille d’entrée avec les professeurs, qui ont du mal à les contenir. Nous sommes pourtant 10 minutes en avance !


Tout le monde embarque et nous voilà partis pour la division principale de Crianças do Mundo, à quelques kilomètres de là. En passant la grande grille d’entrée, les enfants s’exclament déjà : « Mais c’est une vraie forêt ! Comme c’est beau ici ! » 

Lorsque tout le monde est descendu du bus, et après avoir salué nos deux gentilles employées au bureau, je commence par leur faire visiter la maison principale, où les petites filles s’installeront bientôt. Il y a encore des aménagements à faire, mais je leur explique comment tout fonctionnera et elles semblent ravies. Elles trouvent que tout est tellement spacieux ! Elles découvrent le petit terrain de sport juste à côté de la maison, où elles pourront jouer et le trouvent très grand. Evidemment, comparé à la petite cour dont les enfants disposaient au centre, c’est autre chose. Mais elles n’ont encore rien vu ! Je les emmène ensuite à la découverte de la piscine et là, il n’y a pas de mots pour décrire le bonheur qui se peint sur leur visage. Cris et exclamations fusent de tous côtés. Et comme il fait une chaleur torride, les enfants aimeraient déjà y sauter tout de suite ! Mais ce sera pour plus tard.

Il est déjà 9h25 et je les emmène alors jusqu’au Centre d’Activités, un peu plus haut dans le terrain, où nos autres enfants les attendent pour prendre ensemble un petit 10h. Nos garçons se montrent très accueillants envers les garçons et les filles du centre et commencent rapidement à bavarder avec eux, leur posant mille questions, surtout aux filles bien entendu ! On comprend leur enthousiasme, il n’y a jamais eu de filles chez nous au Centre d’Activités, alors c’est une sacrée nouveauté pour eux ! Notre boulanger leur a préparé de délicieux petits pains à la crème et ils ne se font pas prier. Tous mangent de bon coeur et apprennent à se connaître.

Nous partons alors explorer d’autres coins et là, tous nos garçons nous accompagnent, ce qui est bien sympathique. Lorsque nous arrivons au terrain de football, les enfants du centre s’arrêtent, bouche-bée. Ils me regardent et me demandent : « On peut courir ? » Je leur réponds que bien sûr ils peuvent courir, tant qu’ils le veulent ! Filles et garçons se débarrassent en un clin d’oeil de leur sandales ou de leurs tongs et partent en courant, pieds nus dans l’herbe. Ils courent dans tous les sens, ivres de joie, ivres d’espace ... ils n’ont jamais rien connu de tel. Leur bonheur fait vraiment plaisir à voir, leur sourire fait chaud au coeur et leurs yeux qui pétillent sont merveilleux ! Avec nos professeurs, je les regarde s’amuser et leurs éclats de rire sont contagieux.

Nous terminons par la visite de la boulangerie, où ils découvrent d’où viennent toutes les bonnes choses qu’ils mangent chaque jour, et de la salle de sports, et il est déjà l’heure de repartir, car ils doivent prendre leur douche, dîner et partir à l’école.

L’après-midi, je repars avec Sidney à 13h30 pour refaire les mêmes visites et les mêmes découvertes avec le deuxième groupe d’enfants, ceux qui étudient le matin et viennent à Crianças do Mundo l’après-midi. Leur enthousiasme est aussi merveilleux qu’avec le premier groupe et la visite se déroule tout aussi bien, avec le même bonheur dans leur yeux.

Après cette magnifique journée, il n’y a plus de doutes à avoir : nous avons pris la bonne décision de fermer la maison du centre et d’amener les enfants ici, au coeur de notre belle forêt. Ils étaient heureux dans la maison du centre-ville. Celle-ci a accueilli des dizaines d’enfants pendant près de 30 ans et beaucoup s’en sont sortis et sont bien lancés dans la vie, travaillant et élevant leurs familles dignement après y être passés. Mais ils seront d’autant plus heureux désormais qu’ils vivront dans un espace formidable, en pleine nature. Ils apprendront à respecter cette nature, à en profiter tout en la protégeant. Ils pourront respirer le bon air à pleins poumons, ce qu’ils n’ont jamais l’occasion de faire dans leurs lieux de vie quotidiens que sont ces misérables bidons-villes.

                                                                       Evelyne


Aujourd'hui commence une nouvelle vie

 Cette fois, il ne s’agit plus d’une simple visite, mais d’un grand changement de vie !

Nous sommes le lundi 31 janvier 2022. Crianças do Mundo ouvre à nouveau ses portes après un mois de vacances d’été. Les écoles ne reprendront que le lundi 7 février, mais nous reprenons avant, afin de ne pas laisser les enfants trop longtemps chez eux, car chez eux, ça signifie souvent dans la rue.

Comme il n’y a pas encore école, nos enfants sont accueillis chez nous en horaire spécial, c’est-à-dire tous les enfants ensemble de 10h à 17h. Les retrouvailles sont super joyeuses et très affectueuses, et pendant toute cette semaine d’horaire spécial, l’ambiance sera du tonnerre, avec des enfants heureux comme tout d’être de retour, une grande joie générale et un dynamisme retrouvé après ce repos bien mérité pour tous, adultes et enfants. Les cinq jours d’activités spéciales se déroulent là-haut au Centre d’Activités.

Le lundi 7 février, les écoles ouvrant leurs portes pour le départ d’une nouvelle année scolaire, nous reprenons chez nous notre rythme normal et retrouvons nos enfants séparés en deux groupes, ceux du matin et ceux de l’après-midi. Les garçons venus de notre maison du centre s’intègrent sans problèmes parmi les enfants qui fréquentaient déjà notre Centre d’Activités. Mais pour les petites filles, c’est un tout autre cadre qui les accueille !

Je les emmène dans notre maison qui sera désormais aussi la leur. Un peu perdues les premiers jours, elles s’y adaptent cependant très vite et trouvent leurs marques sans aucune difficulté. Ces petites filles sont vraiment attachantes e adorables. Elles se montrent heureuses et satisfaites de tout et sont toujours souriantes. Pourtant, lorsque l’on connaît leur milieu de vie, elles auraient le droit d’être bien tristes. 

L’étude se passe remarquablement bien, dans le silence et la concentration, ce qui n’est pas toujours le cas chez nos garçons !... Elles sont ravies de toutes les activités qui leur sont proposées et y participent avec enthousiasme ; j’entends souvent leurs éclats de rire ou leurs chants et ça fait chaud au coeur. Je leur fait découvrir petit à petit d’autres endroits de notre terrain où elles peuvent aller jouer, et elles trouvent qu’elles sont dans un endroit merveilleux. Souvent elles viennent vers moi, m’enserrent de leurs bras et me disent : « On est au Paradis ici ! ». Ça me bouleverse à chaque fois. Voir leurs sourires et leur bonheur nous prouvent que nous avons vraiment eu raison d’amener tous les enfants ici au siège, au milieu de notre belle forêt. Ils y sont encore beaucoup plus heureux, dans cet espace et cette nature merveilleuse. Eux qui vivent dans tous ces misérables bidonvilles, dans des baraques collées les unes aux autres, sans espace, sans intimité, dans la violence et l’insécurité. On comprend qu’ils se sentent au Paradis ici. 

Un jour, pendant le petit goûter que les enfants reçoivent à 14h30, une des petites filles, Laila, mange son « pão de queijo » (litéralement « pain de fromage »), difficile à vous décrire, mais c’est délicieux ! Ils sont bien sûr faits par notre boulanger ici chez nous, comme tous les pains, 10h et goûter quotidiens. Chacune a reçu deux « pão de queijo ». La petite Laila, 8 ans, en mange un et s’exclame : « Comme c’est bon ! » Et elle ajoute :  « Je vais porter l’autre à la maison pour que maman goutte les bonnes choses que nous recevons à Crianças do Mundo ! » Ça m’a tellement bouleversée que j’en ai eu les larmes aux yeux. Quelle générosité chez cette petite Laila ! Et ce genre de petit geste qui semble insignifiant n’est pas rare parmi ces petites filles. 


Nous sommes tous très contents d’avoir amené ces enfants adorables parmi nous ici au centre de notre projet Crianças do Mundo. Elles méritent vraiment d’être heureuses et nous allons nous y employer de tout coeur !

                                                                                                          Evelyne   


Hommage à Michel le 24/10/2021 en l'église St Sixte

Lors de la dernière petite revue du 1er janvier 2022, je vous avais parlé d’un témoignage d’un ami lors de l’hommage à Michel à Genval, que je n’avais pas pu insérer dans la revue faute de place encore disponible. Je vous transmets donc ce beau témoignage dans notre nouvelle petite revue.

Nous sommes réunis aujourd’hui pour rendre hommage à Michel, pour dire une espérance dans le fait que ce qu’il a entrepris avec Evelyne ne tombe pas dans l’oubli, dans le néant. Pour dire la fécondité de ce qui peut nous paraître à première vue comme inachevé.

La fécondité de l’inachevé ! Comment l’inachevé peut-il être fécond ?

Comment faire en sorte que tout ce vécu conjugué à la douleur du départ soit promesse d’un avenir ? Comment faire en sorte que l’espérance ne se réduise pas à une simple consolation pour faire son deuil ? Comment faire pour qu’elle nous porte plus loin, pour qu’elle nous ouvre à un avenir ?

Quand nous sommes confrontés à la mort, et qui plus est la mort d’un proche, nous venons butter contre le silence, un silence angoissant qui vient réveiller nos doutes, un silence qui vient déshabiller notre espérance, qui vient la mettre à nu !

Ce ne sont pas que des mots ! C’est un combat ! Et quel combat !

Celui d’accepter que tout ce qui a été semé a un goût d’éternité. Accepter que l’amour est bien plus fort que la mort.

Ce sont d’ailleurs les mots de Michel :

 Quand je regarde en arrière, je me rends compte que j’ai eu beaucoup de chance dans ma vie... Il parle d’Evelyne, bien sûr.. un ange gardien, dit-il... Et les milliers d’enfants qui lui ont émoigné amour et tendresse... et tous les amis.

Et puis, il regarde en avant : Il est venu le temps d’embarquer dans un autre navire, en gardant l’espoir que tout ce bonheur continue à inonder.

Quelle leçon extraordinaire ! Quelle leçon de vie ! Quelle leçon de vie !

Accepter que chaque petit pas vers la fraternité, chaque geste de partage, chaque témoignage d’amour et de tendresse est promesse d’avenir.

En pensant à Michel, j’ai relu avec beaucoup d’émotion cette adaptation d’un conte de David Lelait-helo : « Si le bonheur m’était conté. »

C’est l’histoire d’une petite fille qui vient de perdre sa maman et qui doit faire face au silence, celui de la mort. Pour ce face à face, la petite n’a que ses larmes, et elle en a de plus en plus ! Elle ne broie que noirceur et pénombre ! Elle est alors emmenée en songe dans un moment de retrouvailles. Elle croise sa mère, triste et titubante sous le poids de deux grands seaux d’eau, remplis à ras bord, et qu’elle porte à bout de bras. La petite veut soulager sa mère en portant les seaux, mais celle-ci refuse cette aide : « Soulager ma peine ? Tu le ferais enfin si tu cessais de pleurer comme tu le fais depuis l’hiver ! Vois ces seaux, ils sont pleins de l’eau que tes larmes y précipitent, et me voici maintenant condamnée à les charrier d’un bout à l’autre du royaume des ombres. Des mois que tes larmes me brisent le dos. Laisse-moi donc en paix, qu’enfin mes seaux se vident et que je puisse reposer ! » Et la petite quitte le songe pour rire haut et fort dans les couleurs revenues : « Desormais, sa mère marche droite et légère, portée par les éclats de rire de sa fille comme s’ils étaient des ballons offerts à l’immensité du ciel. »

Ne broyons pas du noir ! Ecoutons plutôt Michel nous dire : « D’autres prendront le relais, auront les mêmes objectifs et tenteront à leur tour de changer un peu le monde.


Nous garderons de Michel un souvenir inaltérable, celui d’un homme qui a osé promouvoir de l’humanité autour de lui. En pensant à lui, nous pouvons contaminer le monde damour, car l’amour est le couronnement de l’existence.

Oui, l’amour est plus fort que la mort, et la chose principale que nous apprend la mort, c’est l’urgence d’aimer.

J’ose relire les béatitudes de l’Evangile, à la lumière de ce que Michel a été pour vous, pour nous :

L’homme, l’être humain, est celui qui entend battre le coeur des autres.

L’homme est une fête avec qui il fait bon vivre.

L’homme est celui qui engage à une relation vraie.

L’homme est celui qui a un regard que l’on aime croiser.

L’homme est celui qui se compromet pour libérer les vraies questions.

L’homme, l’être humain est celui ou celle qui va jusqu’au bout.


Merci Michel, merci Evelyne.

                                                                                 Philippe Liesse  

Adieu Ami !

 Nous sommes le mercredi 9 février. Vers 10h du matin, Noraldo, actuel président de Crianças do Mundo, passe nous voir comme presque chaque jour. Il est à la retraite maintenant, après avoir travaillé 32 ans avec nous ici, mais en tant que président, il aime passer souvent et accompagner les choses de près. De plus, il résoud encore un tas de choses pour Crianças do Mundo.  Nous bavardons longuement et il me dit qu’il aimerait passer un de ces jours dans notre maison pour voir comment vivent les petites filles maintenant dans notre maison-siège. Je lui dis qu’il peut venir quand il veut, que je l’y accompagnerai.


Le jeudi à 7h du matin, un message d’une des filles de Noraldo nous annonce une terrible nouvelle : son père a fait un violent AVC le mercredi soir vers 22h30 et a été transporté immédiatement  à l’hôpital où il est arrivé déjà dans le coma.  Placé en soins intensifs et intubé, il n’a pas résisté. Le vendredi 11 février, il était déclaré en état de mort cérébrale et son coeur s’arrêta de battre le lendemain. En trois jours, nous perdions notre président, notre ami. Il avait 77 ans.

Noraldo était un homme profondément bon, d’une grande gentillesse, d’une serviabilité à toute épreuve. Il nous a énormément aidés à Crianças do Mundo, pendant les 35 ans que nous avons eu la chance de vivre avec lui. Michel avait une confiance totale en lui et l’a pour cela nommé président lorsqu’il a dû se retirer pour raisons de santé.

Depuis que Michel s’en est allé, Noraldo me soutenait beaucoup. Il savait combien c’était difficile pour moi sans Michel et il me répétait sans cesse que je pouvais toujours compter sur lui. Le voilà maintenant parti également...

Nous devons à nouveau tous ensemble nous serrer les coudes pour tenir bon, aller de l’avant et continuer notre travail avec les enfants, envers et contre tout. C’est ce que Michel souhaitait et c’est ce que Noraldo aurait certainement souhaité également, même s’il n’a pas eu le temps de nous le dire. Il est parti d’un jour à l’autre sans s’en rendre compte, laissant sa famille et ses amis bien désamparés. 

En six mois de temps, nous avons perdu les deux personnes les plus importantes à Crianças do Mundo, deux amis, Michel et Noraldo.                           

                                                                                                   Evelyne


Un immense merci à tous !!

Le mercredi 16 février 2022, un autre de nos amis nous quittait, en Belgique cette fois. Cet ami s’appelait Michel Tonglet. Il venait d’avoir 90 ans.

Depuis de très nombreuses années, Michel Tonglet était le responsable de la gestion de la paroisse St Pierre à Genval. Il s’occupait de gérer les fonds reçus lors des collectes, du carême de partage, ou d’autres activités organisées, comme des pièces de théâtre. Une partie de cet argent était destinée à Crianças do Mundo, essentiellement dans le but d’aider nos jeunes dans leurs études. Actuellement, les dons de la paroisse St Pierre servent à payer les études universitaires de droit de Marco Antônio, notre grand qui a beaucoup aidé Michel et a pris le relais actuellement auprès des enfants. 

J’ai eu l’occasion de rencontrer Michel Tonglet à plusieurs reprises lors de mes retours en Belgique. Il était adorable de gentillesse et de simplicité, et d’une grande générosité. Il a consacré de nombreuses années de sa vie à aider les plus démunis. Une vie riche en rencontres, une vie de total don de soi, du souci de l’autre ... Nous ne t’oublierons pas. cher Michel, et ton « filleul » Marco Antônio te sera éternellement reconnaissant, comme à tous les paroissiens qui y participent,  de lui avoir donné cette chance de se construire un avenir et une vie digne, loin de la misère. Merci Michel, et que Dieu t’accueille les bras ouverts !

Je tiens à remercier également trois autres paroisses qui nous aident aussi à nous occuper au mieux de nos enfants :

  • la paroisse St Marc à Uccle, pour son engagement envers Crianças do Mundo depuis de si nombreuses années par des collectes lors de mariages, enterrements, carême de partage ... L’Abbé Jourdain avait commencé ce soutien, l’a poursuivi pendant de longues années, et après son décès, l’équipe paroissiale a continué.
  • la paroisse Heilige Familie à Elsdonk-Edegem, qui depuis de très nombreuses années également nous aide à travers son action « Rijstaktie » qui a lieu tous les ans en octobre. Leur aide est très précieuse pour Crianças do Mundo.
  • la paroisse St Joseph à Wezembeek-Oppem, qui nous apporte cette année son aide pour l’achat de matériel scolaire pour nos enfants, grâce à leurs collectes pendant le carême de partage.


« MERCI   -   HARTELIJKE DANK ! 


Nous avons toujours besoin de vous...

Ce n’est jamais facile de quémander ... mais lorsque nous n’avons pas le choix et que c’est pour nos enfants, il faut laisser sa gêne de côté et oser. Je viens donc humblement auprès de vous tous pour demander votre aide pour deux choses bien spécifiques.

Tout d’abord, vous savez que nous enseignons l’informatique à nos enfants, et ce depuis une vingtaine aine d’années. Notre petite salle d’informatique est équipée de 8 ordinateurs. Ceux-ci malheureusement sont vieux et vraiment dépassés, car nous ne les avons jamais changés depuis que nous donnons ces cours aux enfants.

Nous souhaiterions donc acheter 8 nouveaux ordinateurs pour remplacer les anciens. Après une étude de prix, nous en avons trouvé à 2.790 Reais (ordi + écran), c’est-à-dire environ 500 Euros. Ce serait formidable si nous trouvions parmi vous 8 personnes qui accepteraient de nous offrir chacune un ordinateur ! On peut rêver ! 

Ensuite, vous savez que depuis une trentaine d’années, nous ne payons plus l’eau de ville, car nous avons fait creuser un puits artésien. Une belle économie lorsque l’on voit le prix de l’eau et le grand nombre de litres consommés chaque jour par les 150 personnes présentes à Crianças do Mundo quotidiennement. Ce puits fonctionne avec un moteur diesel pour puiser l’eau à 60m de profondeur. Nous avons deux moteurs, car il arrive de temps en temps que l’un tombe en panne. Ces deux moteurs ayant eux aussi une trentaine d’années, et ayant déjà subi de nombreuses réparations, ils arrivent à leur fin de vie. Un des deux est maintenant irréparable, et nous fonctionnons avec un seul moteur, croisant les doigts pour qu’il tienne encore un peu le coup ! Il est donc devenu impératif pour nous d’acheter un nouveau moteur, si nous ne voulons pas nous retrouver sans eau un de ces jours. Un tel moteur coûte environ 15.000 reais, donc autour de 2.700 Euros. Nous lançons donc un appel à nos généreux donateurs, afin de trouver l’aide nécessaire pour l’achat de ce moteur, sans devoir trop puiser dans nos ressources quotidiennes. 

Tous ici, grands et petits, vous remercient déjà d’avance pour l’aide que vous pourrez nous accorder, quelle qu’elle soit. Et je tiens aussi à vous remercier pour l’aide fidèle et généreuse de vous tous, nos amis de Belgique. En fin d’année dernière, votre aide nous a permis d’offrir un colis alimentaire à chacune des familles de nos enfants. Grâce à vous, nos enfants et leurs familles ont pu avoir un repas digne de ce nom pour leur Noël. Et là, vous ne pouvez vous imaginer la joie de tous ces pauvres gens quand nous leur fournissons de quoi nourrir leur famille ! Leurs sourires et leur reconnaissance n’ont pas de prix ! Merci, mille fois MERCI pour tout !