jeudi 19 mars 2015

Des nouvelles de Crianças do Mundo

Comme nous vous l’avons dit, quelques départs d’enfants de notre division 4 pour des raisons variées: déménagement de la famille dans une autre ville, horaires d’école qui ne correspondent plus, âge limite et sans volonté de continuer les études avec un brin d’enthousiasme etc...Mais pas mal d’entrées aussi de petits (majorité de 7 ou 8 ans), en général adorables et mignons, sans être bébés ! On espère que cela durera !



Sinon, rien de bien nouveau : les écoles ne fonctionnent pas bien, les enfants n’ont, dans cette ambiance, aucune volonté d’étudier et les parents s’en fichent au point que certains emmènent leurs gosses en vacances d’une semaine qu’il y ait école ou non !

Notre division 4, celle du siège, fonctionne avec 2 éducateurs de moins pour des questions d’économies forcées  mais on s’en sort et on arrive à obtenir chez nous une discipline qui n’existe pas à l’école. Bon, c’est plus facile aussi que pour les profs d’école qui doivent, chacun, faire face à des salles de plus de 40 enfants dont pas mal de voyous et d’agités !

Quant à la division 3, qui occupe une grande maison du centre de la ville avec une cinquantaine de gosses, garçons et filles, le travail est bien difficile aussi mais une solide équipe avec des pédagogues de plus de 20 ans d’expérience répond très bien à tous les problèmes qui peuvent se présenter.

Le plus impressionnant, dans nos maisons, c’est qu’aucun enfant ne veut quitter Crianças do Mundo, malgré les exigences et la discipline. Le système affectif et familial porte ses fruits auprès d’enfants très souvent déstructurés au niveau familial. Ils sont aimés et apprennent à aimer. Et ils y prennent goût !!

La maison des Soeurs de la Providence dans la Favela (une maison de Crianças do Mundo) est aussi un endroit de paix et nous aide beaucoup au niveau de l’information sur une partie de nos enfants et de leur famille. Certains d’entre eux sont dans notre division 4.

L’ambiance dans toutes ces divisions est un peu gâchée par le risque réel de rationnement d’eau et d’électricité, dû au manque de pluie depuis plusieurs mois. C’est une perspective que l’on ne peut balayer et nous essayons de trouver l’argent nécessaire pour installer deux groupes électrogènes qui nous permettraient d’éviter de graves difficultés. Ce n’est pas simple mais il nous faut prévoir le pire pour pouvoir l’éviter.

Au niveau de l’eau, c’est l’inconnue aussi : nous disposons d’un puits artésien à 60 mètres de profondeur mais nous ne pouvons savoir où en est la nappe fréatique. Alors, la consigne est d’économiser l’eau pour tout. C’est à la fois contraignant mais très éducatif. Les enfants transmettent aussi chez eux les habitudes d’économie apprises chez nous.

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