mardi 17 décembre 2013

L'année 2013 à Crianças do Mundo

2013 fut une année difficile: beaucoup de membres du personnel pédagogique absents pour accident sur le chemin du travail ou maladie, ou problèmes cardiaques, des enfants parfois bien compliqués (avec familles sans aucune structure), une école totalement absente sinon destructrice, des ressources financières bien diminuées alors que les prix et les salaires (indexation) augmentent de manière affolante. Bref, des difficultés croissantes mais qui ne nous feront pas abandonner ce travail de plus en plus indispensable. Depuis les manifestations de juin, la presse internationale et la population belge ont une idée un peu plus réaliste de la vraie situation du Brésil. C’est vrai que, parfois, la situation financière du petit peuple s’est « un peu »  améliorée grâce aux bénéfices sociaux distribués (purement électoraux), mais la misère morale s’est fortement accélérée, ce qui est plus grave encore que la misère matérielle. Nous ressentons cela très fort à « Crianças do Mundo » quand nous voyons que nombreux de nos enfants n’ont plus aucune motivation pour l’effort, le travail, l’étude, l’ambition, le désir de « réussir » quelque chose dans la vie. La notion de «futur » ne signifie plus rien pour eux sinon une abstraction qu’ils sont devenus incapables de comprendre ou de saisir ! C’est le règne du « Carpe Diem », quand profiter (dans tous les sens du terme) du moment présent est la seule valeur qui existe encore.



C’est l’époque du « moi », le seul être important de ce monde. Mais c’est vrai que ce n’est pas propre aux brésiliens et qu’il s’agit sans doute d’une terrible épidémie mondiale allant de l’individualisme à la cruauté envers son voisin.

Comme les drogues se propagent de plus en plus, les parents, même les plus pauvres, tentent de garder les enfants à la maison par la télévision et ses films si dangereux (sang et sexe), les jeux électroniques et leur banalisation du crime, de la
violence, de la terreur et du sang ! Qu’apprennent-ils avec tout ça ?
Mais NON, tous ne sont pas comme ça et nous luttons, chez nous, pour que l’amour, la tendresse, l’amitié triomphent, au moins dans notre petit cercle qui pourra faire, qui sait, boule de neige dans les familles. Et c’est une lutte insistante de TOUS LES JOURS !
En cette fin d’année, nous avons eu la visite d’Assistantes Sociales et Psychologues du Secrétariat d’Assistance Sociale de la Préfecture. Ils ont été éblouis et émus par la gentillesse, l’affection et la spontanéité des enfants ! Ils ne rencontrent plus cela nulle part ! C’était vraiment chouette et pas préparé du tout ! C’est aussi cela notre mission !
Mais les moyens financiers sont indispensables ! Ils sont en train de fondre...Ne nous abandonnez pas ! Nous, nous faisons ce que nous pouvons puisque nous travaillons sans salaires depuis plus de 30 ans (ce qui n’est pas facile non plus, croyez-le bien !!) et avons vraiment besoin de VOTRE participation !

Michel et Evelyne

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