mercredi 18 janvier 2012

La « génération des fesses écrasées » !

Dans les années 50, lorsque la télévision arriva dans les foyers, beaucoup de gens étaient avides de regarder, en noir et blanc, la « Télévision Expérimentale Belge » et son relais de la tv française. Dans les années 60, mon père qui était sportif etdynamique nous traitait élégamment de « génération des fesses écrasées » car il trouvait que nous restions trop souvent assis devant cette foutue TV ! Il n’avait peut-être pas tout à fait tort ! Mais que dirait-il maintenant, le pauvre, s’il voyait notre jeunesse couchée devant la Télé ou passant son temps devant l’ordinateur, Internet et les horribles jeux électroniques qui ruissellent de sang !

Est-ce devenu la « génération des mous », sans ambition, sans idéal, sans limites ? C’est un peu vrai pour une grande part de cette génération mais il ne faut pas non plus généraliser. C’est vrai que, dans le temps, l’adolescence était l’époque où les jeunes avaient de l’Idéal, voulaient changer le monde, faire, agir, retrousser leurs manches pour sauver la terre entière ! Là, il faut dire que cet idéal a un peu disparu même s’il y a encore des jeunes qui veulent être solidaires, généreux et altruistes. Mais cela, c’est l’exemple des aînés, des années 60 (mai 68, vous vous souvenez ?) quand la génération précédente a décidé que l’on ne pouvait plus contraindre, exiger, punir, réprimander, de crainte de « traumatiser » nos enfants ! Il est « interdit d’interdire ! » était devenu la règle ! Place à l’Enfant-Roi !

Il est facile, aujourd’hui, de critiquer les plus jeunes, de lamenter la violence, la drogue, l’insécurité, l’actuel « je m’en foutisme » général d’une certaine jeunesse !

Mais, finalement, QUI EST RESPONSABLE de cela ? Les jeunes ? Non !
Ceux qui les ont éduqués ou, plutôt, ont refusé de les éduquer !

Il est bon, de temps en temps, de faire son « mea culpa » au lieu de toujours rejeter la faute sur le voisin ! « Ah la jeunesse actuelle, Madame !! » ! Eh bien oui, la jeunesse actuelle est ce que NOUS en avons fait !Avec un peu de recul et de réflexion, mai 68, avec pourtant parfois de bonnes idées, fut une catastrophe pour le monde au niveau de l’éducation! Et cela semble malheureusement irréparable !
Michel

A MÉDITER ...
Les patrons de mai 1968 forgèrent une langue nouvelle, un lyrisme du "je" qui encense la libre volonté de l'individu à l'écoute de ses besoins, le jaillissement de la spontanéité créatrice, les désirs obscurs refoulés par la morale et le pouvoir. Il faut alléger le monde de son passé, libérer l'homme de toutes ses chaînes, à commencer par celles que l'éducation traditionnelle imposait à ses pupilles. Mai 1968 a vu apparaître, observe [Alain] Finkielkraut, l'oligarchie de ceux qui n'existent que pour euxmêmes, pour lesquels la vie devient le seul horizon de la vie.»
- Encyclopédie de l’Agora – Mai 68

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