jeudi 25 décembre 2025

Nouvelles du 4eme trimestre 2025

 Bonjour,

L’année 2025 se termine déjà et vous avez sans doute la même impression que moi : nous ne l’avons pas vue passer... Les mois se sont succédés à une vitesse incroyable, à tel point que ça en devient presqu’effrayant, car ça ne nous rajeunit pas !

Le bilan de cette année à Crianças do Mundo est plutôt positif dans l’ensemble malgré les problèmes et obstacles quotidiens. De plus en plus d’enfants ayant des troubles assez sérieux rendent notre travail difficile, et nous affrontons de vrais défis journaliers.

Notre équipe y fait face en s’informant régulièrement, afin d’améliorer sa compétence et ses connaissances. De nombreux exposés sur l’autisme et autres troubles sont à disposition sur les réseaux sociaux et nous invitons régulièrement des spécialistes à Crianças do Mundo afin qu’ils nous parlent de leurs expériences et nous aident à mieux comprendre et à mieux aider ces enfants. J’en reparlerai à l’occasion.

J’espère que vous tous êtes satisfaits également de votre année écoulée, malgré les soucis et les peines qui ne manquent hélas jamais.

Merci à tous du fond du coeur pour votre soutien généreux et fidèle !


UNE MERVEILLEUSE FÊTE DE NOËL  et une

ANNÉE 2026 REMPLIE DE BONHEUR ET DE SANTÉ POUR TOUS !





Une formidable semaine !

Comme chaque année, le 12 octobre a été le Jour de l’Enfant au Brésil. C’est un jour férié aussi, car c’est le jour de « Nossa Senhora de Aparecida do Norte », Notre-Dame de l’Apparition du Nord, Vierge noire patronne du Brésil. Beaucoup de pélerins se rendent à cette occasion à Aparecida do Norte, dans l’état de São Paulo.


Vous savez déjà maintenant que ce « Jour de l’Enfant » a été transformé dans les écoles publiques en une « quinzaine de l’enfant ». La semaine qui a précédé le 12 octobre, un dimanche cette année, a été une semaine de fête. Les enfants allaient à l’école, mais ne faisaient rien d’autre que la fête. Et la semaine qui a suivi le 12 octobre, les écoles ont fermé leurs portes. Comme nous ne voulons pas suivre ce rythme des écoles et laisser nos enfants livrés à eux-mêmes pendant 15 jours, nous avons travaillé normalement la semaine précédant le 12 octobre. Et la semaine où les écoles ont fermé, nous avons accueilli tous nos enfants ensemble de 10h à 17h. Et là, ce fut la fête !

Toute notre équipe pédagogique a préparé une série de jeux et d’activités ludiques et éducatives pour que nos enfants passent une chouette semaine. Nous avons divisé les enfants en 4 équipes de couleurs différentes et ils ont fait un tournoi. Mais bien entendu, peu importait qui gagnait ou qui perdait, tous ont reçu des petits cadeaux. Même si c’est important pour eux de gagner, nous leur enseignons que l’essentiel est de participer !

Cette semaine fut vraiment formidable pour tous, enfants et adultes, l’ambiance fut très chouette et les enfants ont été super heureux ! Leurs sourires parlaient d’eux-mêmes ! Cette année, nous avons même loué un petit train qui a fait un tour dans la ville avec eux. Vous auriez dû voir leurs visages quand ils ont vu le petit train arriver à Crianças do Mundo pour venir les chercher !... Ils ne s’y attendaient pas du tout, ce fut une surprise. Et ça a valu vraiment la peine quand on a vu leur joie ! Les professeurs ont bien entendu accompagné les enfants dans ce petit train, et moi aussi ! Qu’est-ce que ce fut chouette ! J’ai fait des petites vidéos et aussi un tas de photos qui resteront de merveilleux souvenirs. 

Nous avions dit aux enfants qu’il y aurait une surprise le mercredi. Tous les jours précédents, ils ont essayé de nous tirer les vers du nez ! Tous les trucs étaient bons pour parvenir à leur fin et nous faire parler. Mais nous avons tenu bon et ça a valu la peine !

Pour la location du petit train, pour la jeune fille venue faire la barbe-à-papa pour les enfants, pour les petits cadeaux remis à la fin du tournoi à tous les enfants, gagnants ou perdants, ainsi que pour les boîtes de chocolats Bis qui ont été offertes à tous le dernier jour de cette formidable semaine, nous avons reçu l’aide de certains de nos amis brésiliens qui ont permis de couvrir tous les frais occasionnés pendant cette semaine si spéciale. Et ça aussi c’est formidable ! A l’année prochaine pour une nouvelle « Semaine de l’Enfant » !

 

Soyez heureux!

Noël est donc là et nous venons vous le souhaiter des plus heureux et serein. Que la paix inonde vos coeurs malgré tout ce qui se passe dans le monde. Et que Noël soit un moment de joie, d’amour et de partage pour vous tous. Nous vous souhaitons également une merveilleuse année 2026. Que vous puissiez réaliser vos rêves et trouver le bonheur au quotidien par de petits moments joyeux dont il faut profiter, tout en gardant une bonne santé, ce qui est l’essentiel. Encore MERCI du fond du coeur à chacun d’entre vous, pour votre soutien indéfectible et votre confiance. 

«    SOYEZ TOUS TRÈS HEUREUX !    »


vendredi 3 octobre 2025

Nouvelles du 3ème trimestre 2025

Bonjour,

Les vacances d’été sont terminées en Belgique et vous voilà tous à nouveau au travail. J’espère qu’elles vous ont permis de récupérer vos énergies pour une nouvelle année. Ici chez nous, les enfants ont eu deux semaines de vacances d’hiver fin juillet et nous avons commencé le second semestre en ce début août.

Certains enfants étant sortis durant le premier semestre, pour différents motifs, j’ai pu faire quelques inscriptions en ce début août. Et j’ai pu constater combien la situation évolue rapidement. Je vous en reparlerai à l’occasion.

Beaucoup de choses positives se sont produites ces derniers mois, et d’autres moins bonnes, mais la vie est ainsi faite et il faut faire face à tous les obstacles du mieux que nous le pouvons.

De plus en plus d’enfants vivent des situations très pénibles. Avant, c’était la pauvreté matérielle qui frappait les familles. Actuellement, c’est hélas une pauvreté générale, matérielle mais aussi spirituelle, morale, une disparition des valeurs essentielles qui rendent la vie en société agréable et qui sans elle, la rendent très difficile.

Nous essayons donc d’enseigner à nos enfants ces valeurs morales primordiales pour une vie en commun sans heurts ni confrontations. 

Notre monde est déjà tellement préoccupant. Essayons au moins d’inculquer aux enfants que le dialogue et la bonne entente, le pardon et l’amitié sont les meilleurs moyens d’être heureux, d’avoir des amitiés fortes et durables et de trouver le vrai bonheur, en famille et avec tous ceux qui vivent autour d’eux. La violence n’est jamais une solution.

Je vous souhaite à tous un excellent dernier trimestre 2025. La fin d’année sera encore vite là. Profitons au maximum de chaque jour qui se présente à nous et rendons-le profitable à nous mais aussi à tous autour de nous. Je vous embrasse.

                                                                                                                   Evelyne

             


          Evelyne et Michel

           van der Meersch

La douleur des enfants..

 Elle s’appelait Myriam ... elle avait 32 ans.

Nous sommes fin juin. Une jeune femme, Fernanda, se présente chez nous à la grille d’entrée et demande à me parler. Je ne la connais pas, mais je la fais entrer et je la reçois au bureau. Elle se présente et me dit qu’elle aurait vraiment besoin de notre aide. Et elle me raconte l’histoire d’une famille dont la maman s’appelle Myriam. Fernanda connaît bien la situation, car cela fait quelques mois qu’elle aide cette famille du mieux qu’elle peut.

Myriam a 4 enfants : Isabelly de 16 ans, Ezequiel de 10 ans, Ruth de 8 ans et Isaque de 4 ans. Il n’y a pas de pères présents. Pendant plusieurs années, Myriam se bat contre un cancer. Malheureusement, en février de cette année, le cancer s’étant généralisé, Myriam décède à l’âge de 32 ans. Les pauvres enfants se retrouvent seuls, orphelins de leur maman et abandonnés par leurs pères respectifs.


Myriam est issue d’une famille pauvre de 8 enfants, 7 filles et un garçon. Aucune des soeurs de Myriam ne veut s’occuper des enfants ; elles veulent qu’ils soient remis au juge de la jeunesse pour être adoptés... Le seul frère, Daniel, avec sa jeune épouse Juliana, ne sont pas d’accords. Ils ne veulent pas que les enfants soient séparés. Ils promettent à Myriam qu’ils s’occuperont de ses enfants s’il lui arrivait quelque chose. Avant son décès, déjà bien affaiblie et sachant que sa fin était proche, Myriam a enregistré une petite vidéo poignante où elle déclare confier ses enfants à son frère et sa belle-soeur. Comme ce doit être dur pour une maman de se dire qu’elle va partir et laisser ses enfants ! Mais heureusement que Daniel et Juliana lui ont apporté cette paix d’esprit.

Daniel et Juliana forment un jeune couple de 35 et 33 ans, très pauvre et habitant le bidon-ville du São Domingos, à 10 minutes de chez nous. Ils ont eux-mêmes deux  enfants, une petite fille de 3 ans et un bébé de 11 mois. Ils vivent dans une barraque misérable de deux pièces. 


La famille de Daniel et Juliana va passer de 4 à 8 personnes ! Comment vivre à huit dans ce logement misérable ?!


Heureusement, Fernanda est l’épouse d’un commerçant en matériel de construction dans notre ville de Coronel Fabriciano. Ensemble, ils lancent une campagne pour récolter des fonds afin d’aider cette famille qui en a tant besoin. Ils déclenchent un véritable élan de solidarité et finalement, la générosité des gens et de ce couple de commerçants permet, non pas de réformer cette pauvre barraque, mais de l’abattre tout simplement et de reconstruire une petite maison digne de ce nom. Certains donnent un peu d’argent, d’autres de leur temps en aidant pour les travaux les fins de semaine. 

En attendant que la maison soit prête à les recevoir, la famille de Daniel vit dans un logement social au loyer modéré. C’est là que je décide d’aller leur rendre visite pour mieux connaître la situation. Fernanda m’a demandé si ce serait possible que j’accueille Ezequiel et Ruth qui ont l’âge requis pour entrer à Crianças do Mundo. Ce serait déjà une grande aide pour Daniel et Juliana. Je souhaite les rencontrer pour faire leur connaissance et voir si les enfants souhaiteraient venir chez nous.

Je me rends donc un après-midi chez Daniel et Juliana. J’ai fixé un jour avec eux où tous les enfants seront présents. Je passe près de deux heures avec eux tous. Daniel et Juliana forment un jeune couple adorable, d’une grande douceur et gentillesse. Ils sont très simples et d’une humilité touchante. Ils me racontent leur histoire, celle de Myriam et de ses enfants. Ils me disent être étonnés et tellements reconnaissants de toute cette formidable générosité des gens autour d’eux. Je leur réponds que leur geste d’amour incommensurable, accueillant leurs quatre neveux et nièces, est tellement formidable qu’il a touché beaucoup de gens et qu’ils méritent largement ce soutien. Ils sont absolument admirables et il existe peu de personnes qui feraient de même.

Je parle un peu avec Ezequiel et Ruth et je leur demande s’ils aimeraient venir à Crianças do Mundo. Tous les deux me répondent que oui. Ils ont des amis et amies à l’école qui sont à Crianças do Mundo et qui disent que c’est chouette là-bas. Juliana me dit que le petit dernier de 4 ans, Isaque, pleure beaucoup et réclame sans cesse sa maman. Pendant que nous bavardons, Ruth se promène avec son petit cousin dans les bras. Elle n’a que 8 ans et c’est touchant de voir sa gentillesse et son affection pour lui, alors qu’elle souffre beaucoup de l’absence de sa maman qui lui manque tellement.

Après ce long moment passé avec eux tous, je propose à Daniel et Juliana d’accueillir Ezequiel et Ruth dès le lendemain. Ils en sont très heureux et me remercient chaleureusement, ajoutant que ce sera très bon pour les enfants et une grande aide pour eux également. Je leur promets que nous serons à leurs côtés pour les aider autant que nous le pourrons. 

Cela fait maintenant 3 mois qu’Ezequiel et Ruth sont parmi nous. Ils se sont bien adaptés et intégrés au milieu des autres enfants. Certains jours, leur peine est visible et la tristesse dans leur regard nous bouleverse, mais toute l’équipe est là pour les soutenir et leur donner beaucoup d’amour. J’ai expliqué leur situation aux autres enfants, leur demandant leur aide en étant accueillants et gentils avec Ezequiel et Ruth. Et la plupart le sont, sincèrement. Petit à petit, Ezequiel et Ruth retrouvent le sourire. Personne ne pourra jamais remplacer leur maman. Mais l’amour qu’ils reçoivent de leur oncle et de leur tante, ainsi que de tous ici chez nous les aidera certainement à surmonter leur peine et à retrouver doucement le bonheur. Nous y veillerons ! 


Bonne chance, Lorenzo et Lívia !

Dans notre petite revue du mois d’avril, je vous ai raconté l’histoire du petit Lorenzo. Et je vous avais dit que je comptais accueillir une de ses deux soeurs, Lívia, l’aînée ayant déjà 13 ans et ne pouvant donc plus entrer à Crianças do Mundo.

Lívia a été accueillie chez nous le 26 mars. Depuis que son petit frère Lorenzo venait à Crianças do Mundo, elle demandait tous les jours à sa grand-mère quand elle pourrait y venir aussi. Elle l’a tellement suppliée que celle-ci m’a demandé si nous ne pourrions pas l’accepter également. Comme elle allait avoir 10 ans au mois de mai, il fallait la prendre au plus vite avant qu’il ne soit trop tard, puisque l’âge d’accueil est entre 7 et 9 ans. J’ai donc accepté de l’accueillir tout de suite.

Lívia est une petite fille adorable. Elle aussi est toute menue et ne fait pas son âge. J’ai dû lui acheter des bermudas 6 ans, ceux de 8 ans que j’avais étant trop grands. Moins timide que Lorenzo, elle s’est très vite adaptée chez nous et parmi nos autres filles.

Mais voilà que le destin a décidé de nous enlever ces deux petits gosses adorables, qui étaient pourtant si heureux chez nous. Leur soeur de 13 ans a compliqué la situation de toute la famille. Elle a fait une fugue et est restée disparue pendant trois jours. La grand-mère, très inquiète, a appelé la police qui a fait appel au Conseil Tutélaire. Le père des enfants, qui ne s’en était jamais occupé jusqu’à présent, a été appelé également pour une réunion avec le Conseil Tutélaire. Lors de cette réunion, à laquelle a participé notre assistant social Vanderci, la grand-mère a exprimé son désir de ne plus s’occuper des enfants, qu’elle n‘était pas bien et avait besoin de se soigner. Lorsque le responsable du Conseil Tutélaire a demandé au père ce qu’il pensait faire, et devant la possibilité d’envoyer les enfants devant le juge des enfants pour une éventuelle adoption, le père a finalement décidé d’emmener ses trois enfants avec lui à Vitória, dans l’état voisin d’Espírito Santo, où il vit avec sa nouvelle femme.

J’ai été très triste lorsque je l’ai appris, car j’aime beaucoup Lorenzo et Lívia et je voyais combien ils étaient heureux chez nous. Nous n’avons même pas pu leur dire au-revoir, car le père est reparti directement avec eux. Je me fais aussi du souci pour eux, sans savoir ce qu’ils deviennent maintenant, s’ils sont heureux et bien traités par leur père et leur belle-mère. Mais le destin en a décidé ainsi et il faut l’accepter. Nous ne pouvons que croiser les doigts, pour que Lorenzo et Lívia aient un avenir heureux et qu’ils reçoivent chez leur père tout l’amour et l’affection dont ils ont tant besoin.


Une formidable réussite !

Certains d’entre vous se souviennent peut-être de Marco Antônio. J’ai raconté son histoire dans notre petite revue il y a quelque temps. Ce petit garçon est arrivé chez nous à l’âge de 8 ans. Issu d’une famille pauvre de 4 enfants, Marco Antônio et trois soeurs, son enfance a été bien difficile. Un père alcoolique qui battait sa mère régulièrement et même parfois ses enfants. Une mère soumise et dépressive qui ne défendait guère sa progéniture. 


Marco Antônio a entendu parler de Crianças do Mundo par d’autres enfants de son école et il a demandé à mère de venir l’y inscrire, ce qu’elle a heureusement fait. 

Dès le départ, Marco Antônio est un gentil gosse, bien élevé malgré sa situation familiale compliquée. Il est tranquille, obéissant et se montre très responsable malgré son jeune âge. Il évolue très bien en grandissant, à tel point que Michel le prend sous son aile lorsqu’il a 14 ans et le prépare à le remplacer dans le futur. Il seconde Michel dans ses activités et aide notre professeur d’éducation physique dans les activités sportives des enfants.  Lorsque Michel nous quitte en 2021, Marco Antônio a 19 ans et il prend la relève de Michel auprès des enfants aux douches, dans le bus et à la piscine. Il est depuis ses 16 ans engagé officiellement à Crianças do Mundo. 

En 2019, Marco Antônio entreprend des études de droit à l’université. Il travaille chez nous la journée, de 7h à 17h et se rend à l’université le soir de 18h30 à 22h30. Les jeunes qui souhaitent un bon avenir au Brésil sont souvent très courageux ; beaucoup d’entre eux doivent travailler pour payer leurs études et ils ont des journées très chargées. Marco Antônio reçoit heureusement l’aide de la Paroisse St Pierre à Genval pour ses études à l’université. Il fait ses quatre premières années de droit avec d’excellents résultats. En 2023, il a une belle opportunité d’aller faire un an d’études en Irlande. Il en revient en 2024 trilingue. Il a non seulement appris l’anglais, mais également l’espagnol, car il logeait avec des étudiants venus d’Espagne et d’autres pays d’Amérique Latine, et ils parlaient beaucoup l’espagnol entre eux. Il entame alors sa 5ème et dernière année de droit.

Et le samedi 9 août vient la récompense : c’est la remise des diplômes pour Marco Antônio ! Je me rends bien entendu à cette « formatura » sur invitation de Marco Antônio. Je le sens tellement heureux ! Qu’est-ce que je suis fière de lui ! Et Michel le serait certainement aussi, lui qui avait tout misé sur Marco Antônio ! C’est une formidable réussite pour lui et il le mérite, car il s’est investi à fond dans ses études et a toujours eu de brillants résultats. 

Marco Antônio a maintenant 23 ans et le voilà prêt pour la vie. La réussite de nos enfants est notre récompense, notre moteur pour continuer à accueillir les enfants qui en ont vraiment besoin, afin de les aider à mener leur vie le mieux possible et à sortir de la misère. Marco Antônio, comme des centaines d’autres enfants qui sont passés par Crianças do Mundo, pourra vivre une vie digne et heureuse. Notre objectif est atteint !