lundi 22 juin 2015

Des enfants de plus en plus "moralement" abandonnés

Les enfants qui nous arrivent maintenant sont souvent misérables mais avec quelque chose de plus grave qu’avant : ils sont moralement abandonnés, c’est-à-dire laissés à eux-mêmes, vaguant dans les rues en contact avec tous ses dangers, sans plus aucune exigence des familles quant à la fréquentation scolaire, le comportement social, les principes éducatifs de base. Ils font ce qu’ils veulent et à eux de se défendre (avec arme si nécessaire) s’ils sont attaqués. C’est l’avance de la violence, de la paresse, de ce qu’ils pensent être la liberté, de l’égoïsme, et du « je m’en foutisme » le plus absolu.
Ceux qui arrivent chez nous malgré tout cela, c’est souvent par l’action d’une grand-mère, d’une tante. Et à nous de leur faire découvrir l’autre côté de la vie, la douceur de la tendresse, l’importance de l’autre et la lutte pour conquérir une meilleure place dans la société sans risquer sa vie à tous les coins de rue.

L’un d’entre eux (9 ans) répétait à tout le monde (école et chez nous) qu’il n’avait pas besoin de se fouler car, de toute manière, son ambition était d’aller vivre en dessous des ponts. Pas besoin d’étude pour cela ! Quand on lui a fait comprendre que si sa vie avait été un enfer jusqu’à présent (c’est VRAI ), il avait le pouvoir de changer cela en luttant pour se trouver une meilleure place dans la société, avoir une belle famille et des enfants heureux ! Le passé est passé et il faut se libérer de ceux qui l’ont « infernisé », prendre sa propre vie et son futur en charge et sa revanche en même temps. C’est ce que nous pouvions lui offrir. Et il a très bien compris ce discours et a changé du jour au lendemain car il avait enfin un objecif et des gens autour de lui pour l’aider à l’atteindre !

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